Le Seuil - Vers la Connaissance.


 
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LancelotdeFohet
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Date d'inscription : 29/05/2007

MessageSujet: m r   Jeu 1 Déc 2011 - 0:36

témoignage
Michèle Riffard
par Étienne Drapeau
Elle vient d’avoir 85 ans, le
21 septembre dernier et depuis
presque un demi-siècle – elle
a commencé en 1948 ! – elle
sillonne la France pour apporter
aux associations le concours
de sa médiumnité. À celle qui
s’est beaucoup dévouée et qui a
apporté si souvent de grandes
consolations, nous sommes
heureux de lui souhaiter un
bon anniversaire et en guise
d’hommage nous sommes
heureux de publier cet article. Δ
Beaucoup de ceux
qui participent aux,
activités des associations
spiritualistes de
France et de Navarre
connaissent Michèle Riffard. En
dépit de son âge, elle continue
de répondre présente aux
nombreuses demandes qui lui
sont faites pour apporter par son
témoignage des preuves de la
survivance immédiate. Les années
passent, mais le personnage
demeure le même que lorsqu’elle
accompagnait Jeanne Morrannier
dans ses conférences. Personnage
n’est pas un mot gratuit ; en
l’occurrence, car sa vie, à elle
aussi, tient un peu du roman. Un
roman où l’héroïne rencontre de
nombreuses difficultés avant de
s’affirmer dans sa vocation. On
pourrait presque écrire dans sa
mission, car, comme vous l’avez
peut-être remarqué, vous aussi,
la vie des médiums est rarement
facile ! Toutes les difficultés
de l’existence leur donnent
fréquemment rendez-vous et
Mme Michèle, comme on l’appelle
le plus souvent, ne transgresse pas
la règle. Il leur est beaucoup donné
à tous, et à ce titre parfois certains
les envient, mais il leur est aussi
beaucoup demandé. Peut-être
leur souffrance les rend-elle plus
aptes à se montrer compatissants
envers ceux qui, dans leur désarroi,
viennent solliciter par leur
intermédiaire, une aide morale.
Sa vie, donc, pourrait faire un livre.
Nous nous en tiendrons, quant
à nous, à relater essentiellement
son enfance, ses premiers pas de
médium et quelques événements
exceptionnels qui ont marqué une
existence parfois déconcertante
par la transgression si fréquente
des deux mondes.
Michèle Riffard se dit paysanne
et fière de l’être. Pas très grande,
râblée, elle avoue en riant que
l’élégance n’est pas vraiment
son fort. Elle en a tellement vu,
d’ailleurs, qu’il lui est facile de
redonner aux choses leur véritable
importance. Derrière les lunettes,
deux petits yeux rieurs vous
regardent gentiment ; une voix
douce, parfois un peu traînante,
avec même une très légère
pointe d’accent indéfinissable,
se fait l’interprète des témoins
invisibles qui, sans arrêt, viennent
la rejoindre pour transmettre des
messages d’espoir et de réconfort.
Messages qu’elle transmet
avec douceur, avec attention,
circonspection même, attentive
aux nuances, désireuse de
transmettre avec le plus de
fidélité possible ce qui lui a été
donné. Ceci revient très souvent
dans ses propos. Michèle est
habitée par un scrupule qui
l’honore : restituer le message
des entités dans leur sens plein
et entier, sans déformation, sans
parasite en quelque sorte, sans
auto-interprétation, ce qui,
évidemment, est loin d’être
toujours facile quand, par exemple,
il s’agit de symboles. Les années
passent, mais ses scrupules
ne varient pas et elle continue
de s’étonner avec une grande
fraîcheur d’âme de son aptitude à
voir ce qui est caché aux autres.
LA PETITE POITEVINE
Michèle est née dans une
famille catholique de onze enfants
- la septième fille ! dans le Poitou
où ses parents exploitent une
belle ferme de 180 hectares.
Les premiers phénomènes de
médiumnité se manifestent très
tôt chez elle puisqu’elle n’a que
quatre ou cinq ans. Très vite, elle
réalise qu’elle n’est pas comme
les autres. Dans sa tête, les images
se bousculent. Souvent celles de
voisins qui viennent de décéder
et dont elle rêve ensuite. Elle
connaît à l’avance les mariages
(elle voit la future mariée en
blanc, tout simplement !), les
naissances, même prématurées
(elle voit un bébé !). Quand elle
parle de ce qu’elle ressent, de
ce qu’elle voit, on la rabroue, on
dit qu’elle fabule. Aucune entité,
chose difficile à comprendre pour
nous, ne lui apporte non plus
quelque aide rassurante. Seule,
il lui faut faire son chemin ! Alors
elle se recroqueville sur ellemême
et devient de plus en plus
nerveuse. Elle ne peut même pas
se confier à ses parents. Sa mère,
qui est très bonne, a vingt-deux
personnes à table tous les jours et
a bien peu de temps à consacrer
à ses problèmes. Elle est seule et
elle a cinq ans. Elle a peur, une
immense peur d’être ensorcelée. À
la campagne, en effet, on colporte
beaucoup de bruits ; on parle, en
baissant la voix, des sorcières, des
jeteurs de sorts. Oui, elle a très
peur. À notre époque, on dirait
qu’elle est traumatisée. Est-ce une
façon d’échapper à son problème
psychologique, à sept ans, ce
garçon manqué, elle court la
campagne en toute indépendance,
veut devenir missionnaire en
novembre 2006 – n° 107 – la revue de l‘au-delà 23
Afrique, pour devenir martyr, en
toute simplicité dans sa candeur
d’enfant.
À 7 ans, enfin, toutes ses
craintes ‘envolent un beau
dimanche à l’église, pendant la
messe, alors qu’elle prie de tout
son coeur. Elle découvre tout à
coup un jeune homme qui vient
de décéder et qui assiste à l’office,
à sa place, au milieu de sa famille.
Elle fait désespérément des signes
au garçon recueilli pour attirer
son attention ; malheureusement
ces gestes n’échappent pas à la
soeur qui surveille, laquelle ne
peut comprendre évidemment ce
qui se passe et qui pour la punir
de son indiscipline la frappe et la
met en punition à genoux dans
l’allée centrale. Hasard malicieux,
mais existe-t-il un hasard dans
un tel contexte ? elle se retrouve
à côté du garçon qui, la main sur
la bouche, lui enjoint de se taire
et lui chuchote, enfin, d’attendre
la fin de la messe. Pour elle,
pourtant tout devient clair dès cet
instant : la scène s’étant déroulée à
l’église, elle ne peut donc pas être
ensorcelée. Ce qu’elle ressent n’est
peut-être pas extraordinaire, mais
ce n’est sûrement pas maléfique.
La vie s’annonce sous des jours
plus heureux.
UNE VIE DIFFICILE
Pas pour longtemps. Quelque
temps plus tard, elle perd son père
qui a été attaqué à la suite d’une
vente qu’il vient de conclure et
dépouillé de son argent. La famille
doit quitter cette belle ferme
dont ils ne sont que les métayers.
Sa mère commence à faire des
ménages et des lessives et il faut
placer les enfants. Elle, qui n’a que
11 ans et demi, doit se mettre à
travailler comme petite bonne
à tout faire. Deux ans après, la
famille chez qui elle travaille ayant
décidé de déménager à Paris, elle
la suit dans la capitale. Elle reste
encore deux ans avec elle, puis elle
apprend le métier de coiffeuse ;
elle vit chichement des pourboires
qu’elle a pour tout salaire. En
septembre 1939, à la guerre, elle
préfère quitter Paris et repart dans
sa région natale. Comme elle n’a
aucun diplôme de coiffure, elle est
obligée de se placer à nouveau
comme bonne à tout faire.
Durant toute cette époque,
les phénomènes médiumniques
ont continué. À quinze ans, nous
sommes en 1937, elle a reçu des
images prémonitoires du fameux
Zeppelin Heindenburg en train de
brûler. La même année, elle a déjà
une vision des fours crématoires
et des corps entassés à côté qu’on
charge à la fourche, et qu’elle
prend pour des poupées, dans
l’impossibilité où elle se trouve
de comprendre cette horreur…
Depuis son retour à la campagne,
les phénomènes s’amplifient et
se bousculent même. Elle lit dans
la pensée de ses interlocuteurs,
ses voyances sont fréquentes et
spontanées et elle en parle. Le
retour de bâton ne se fait pas
attendre, on l’accuse bientôt
d’être une sorcière. À nouveau,
elle se renferme sur elle, et ne
dit plus rien, s’amusant toute
seule, parfois, des mensonges des
honnêtes gens qui lui parlent ! En
août 1944, alors qu’elle garde les
bêtes par une belle journée d’été,
elle reçoit un appel d’une très forte
intensité, extrêmement rare, de
son beau-frère qu’elle affectionne,
un maquisard à cette époque, qui
lui déclare : « Aujourd’hui, je vais
quitter ce monde ». Elle pleure
toutes les larmes de son coeur,
allongée par terre, anéantie devant
son impuissance à faire quoi que ce
soit pour le sauver. Elle quitte son
travail aussitôt, se rend au Vigent,
à une cinquantaine de kilomètres
de Poitiers. Tout est consommé.
Son beau-frère est mort, torturé
pendant quatre heures par les
Allemands. Il n’a pas parlé. 35
hommes du réseau seront sauvés
grâce à son héroïsme
(un monument commémore ce
drame !). Elle me confie que cette
voyance a été une des plus fortes
qu’elle n’ait jamais ressentie, une
aussi des plus pénibles.
En 1946, elle revient à Paris.
Après une appendicite soignée à
l’hôpital, elle décide de devenir
aide-soignante. Elle réussit très
bien et est fort appréciée des
malades. Sans doute pour sa
gentillesse, mais aussi pour un don
qu’elle ignore elle-même avoir !
Bien notée, elle ne réussit pas
cependant à obtenir son diplôme,
faute d’un bagage scolaire
suffisant, ayant quitté l’école trop
tôt ! Ses collègues l’aiment bien
aussi et l’apprécient. Elles ont vite
découvert les dons fantastiques de
Michèle. Et le soir, après le travail,
il n’est pas rare de voir notre amie,
révéler l’avenir de ses collègues, et
aussi des amis de collègues, etc.
gentiment, tout simplement pour
rendre service.
LA RENCONTRE
C’est alors que son existence
va être bousculée par la rencontre
de l’homme avec qui elle va faire
sa vie. Mais, bien sûr, là encore, le
scénario va être des plus curieux,
rien n’est jamais simple dans la vie
de Michèle.
En fait, l’heureux élu, elle le
connaît depuis longtemps. Leur
première rencontre date du
groupement de gymnastique où ils
allaient faire des barres parallèles
et de la nage. Aimant bien
plonger tous les deux, ils avaient
sympathisé, sans plus. Jusqu’au
jour où, à la terrasse d’un café, une
gitane, qui leur avait quémandé
un verre de limonade, leur avait
annoncé qu’ils se retrouveraient
plus tard. Mais la gitane s’était
interrompue dans sa voyance
quand angoissée elle avait dit : « Je
ne vois plus rien, je ne vois plus
rien » Les jeunes avaient plaisanté
de sa prédiction, et le temps avait
passé…
Dans le wagon du métro dans
lequel elle se trouve, Michèle est
intriguée par le visage d’un jeune
homme qui est assis un peu plus
loin et qu’elle croit reconnaître
malgré ses lunettes. Quand
le voyageur descend, pour le
changement, quelques stations
plus tard à Réaumur-Sébastopol,
elle n’hésite pas à descendre, elle
aussi. Elle le suit, le rattrape sans
peine. Il est aveugle. Elle l’accoste,
lui propose tout d’abord de l’aider,
puis se fait reconnaître. C’est
bien lui, c’est bien Jean Riffard, le
plongeur, qui a été blessé pendant
la guerre et se retrouve aveugle de
guerre à titre civil, sans pension,
lui précise-t-il tout de suite avec
humour. Ils refont connaissance ;
leurs sentiments l’un pour l’autre
s’épanouissent et deviendront
un grand et fidèle amour. Certes,
24 la revue de l’au-delà – n° 107 - novembre 2006
au début, il a bien allégué de son
état, mais Michèle n’en a cure. Ils
s’aiment. Ils s’épousent. Elle lui fait
apprendre le braille, puis le solfège,
et il s’initie à jouer de l’accordéon
dont il devient virtuose. La gitane
ne s’était trompée en rien.
LE MÉDIUM ET PADRE PIO
Son mari la pousse à pratiquer
« son don », qu’elle continue
d’utiliser souvent pour ses amis,
mais elle hésite. Malade puis
enceinte, elle quitte son emploi
d’aide-soignante et se
décide enfin, en 1948,
à sauter le pas. On lui a dit déjà
depuis longtemps, en effet, qu’elle
parlerait en public, et elle sait bien
pourquoi. Mais elle n’a toujours
pas confiance en elle. Elle a surtout
peur que son ego ne lui fasse
donner une interprétation erronée
de ce qu’elle voit. Et pour elle, tout
ce qui est message est grave et ne
doit subir aucune distorsion par sa
faute.
Dans la voiture qui roule en
direction de la Salle des Gâtines,
où elle a enfin accepté d’être le
médium ce jour-là, pour remplacer
inopinément une amie, elle a un
trac fou. Elle se sent même de plus
en plus prise de panique. Absorbée
dans ses pensées, alors qu’elle
vient juste d’arrêter sa voiture, elle
prend conscience tout d’un coup
d’une présence à côté d’elle, et
même d’une forme humaine.
Stupéfaite, inquiète et
déconcertée, elle tourne la tête
vers la droite et découvre un
vieillard, dont le visage est mangé
par une barbe poivre et sel ; il
porte de curieuses mitaines aux
mains et est habillé d’une robe de
bure. Elle croit reconnaître, sans
se poser plus de questions sur
sa présence, un capucin de leur
connaissance. Presque agressive,
elle lui demande ce qu’il fait là, à
la déranger en un pareil moment.
L’homme, calmement, en lui
souriant, lui fait
une réponse,
pour nous
extraordinaire :
« Je suis le Padre
Pio, lui dit-il.
Allez, mon
enfant je suis
avec vous ». Sa
main se pose
sur celle de
Michèle. Sans
qu’elle puisse
l’expliquer,
elle raconte
qu’elle s’est
« retrouvée
au même
instant
dans la
salle »,
sans
transition. « J’ai pris
la parole facilement ; j’ai donné la
raison de ma présence, puis j’ai
effectué quatre voyances sans
aucun problème… qui m’ont
fait réclamer plus tard par les
participants ».
L’épreuve est passée avec une
aide inespérée., et quelle aide ! Il
faut quand même préciser qu’à
l’époque, Michèle ne connaissait
pas le Padre et que celui-ci ne
devait disparaître que quelques
années plus tard, ce qui tend à
prouver que c’était seulement
son corps astral qui était dans
la voiture… Ce n’est cependant
pas tout à fait terminé. Il lui faut
quand même passer devant
une commission qui va juger de
ses aptitudes et statuer sur son
engagement avant de l’introniser
officiellement. Parmi les personnes
qui composent ce jour-là ladite
commission, elle remarque un petit
monsieur, maigre. Elle s’adresse à
lui. Elle lui déclare tout de go, qu’il
sent le gaz (sic), qu’il est protégé
par Victor Hugo, qu’elle le voit dans
un jardin avec des rosiers
grimpants. Tout s’avère exact.
Le petit monsieur, qui est en fait
le président de la commission,
est dans la vie courante…
inspecteur du gaz (l’Au-delà est
parfois humoristique !) ; il reçoit
effectivement des poèmes d’une
entité qui déclare être Victor Hugo.
Quant aux rosiers, ce sont ceux
qu’il a plantés dans son jardin,
exactement suivant la disposition
que vient d’indiquer Michèle.
La cause est entendue, elle est
définitivement admise. Des
« Gâtines », elle est demandée dès
lors dans d’autres associations et
commence à se déplacer à travers
toute la France. Le temps passe,
les trois enfants qu’elle a eus
grandissent et font sa fierté, l’un
devient architecte, l’autre cadre de
gestion, la troisième secrétaire.
HISTOIRES DE ROSE
ET DE LILAS
En 1981, la longue histoire
d’amour touche à son terme :
Jean Riffard décède. Mais, comme
on peut le deviner, il est souvent
près de sa femme, invisible.
Quelques jours après son décès,
alors que Michèle est venue
remercier Monsieur Arsène, (le
président de la SFEPP créée par
Gabriel Delanne) qui l’a soutenue
dans cette épreuve, ce dernier
lui fait part d’un message : Jean
Riffard est là déjà qui lui tend les
bras et qui déclare : « Chérie, je
cours plus vite pour aller dans tes
bras. » Formule exquise, pleine de
pudeur d’un homme qui venait de
se libérer de son infirmité. Ce ne
sera pas le seul message, mais ils
seront rares.
Au Noël suivant, alors qu’elle
est restée seule volontairement,
avec ses souvenirs, elle l’entend,
sans le voir, lui dire : « Ne pleure
pas, petite femme ! Je suis là, tu
sais. Les roses que tu m’offrais, c’est
moi qui te les offrirai. » Ceci fait
allusion au fait qu’à chaque fois
qu’ils arrivaient dans leur petite
maison acquise en Poitou, elle lui
apportait, rituellement, une jolie
rose du jardin.
En février 1982, le froid est
tellement intense qu’elle doit
novembre 2006 – n° 107 – la revue de l‘au-delà 25
se rendre à sa maison pour un
problème de canalisation. À la
gare d’arrivée, elle prend un taxi
et s’entend dire tout à coup : « Il y
a beaucoup de brouillard ici, mais
tout à l’heure le ciel sera bleu,
et je trouverai une rose dans le
jardin en arrivant ». La conductrice
opine du chef d’une façon qui
laisse entendre qu’elle doute un
peu de la santé mentale de sa
passagère. Michèle, qui lit dans sa
pensée, reçoit effectivement un
écho peu flatteur de son intellect.
Trois kilomètres plus loin, le ciel
se dégage subitement, le soleil
brille, le ciel est bleu. Le chauffeur
est un peu surpris et commence à
la regarder d’un oeil interrogateur.
lorsqu’elles arrivent à destination,
la femme descend de son véhicule
pour voir si la rose, chose encore
plus improbable par ce temps
d’hiver qu’un ciel bleu, se trouvera
bien au rendez-vous annoncé.
Michèle se rend dans le jardin et
découvre près de la haie, qui la
protège de la froidure, une rose en
bouton qui brille toute pimpante
dans sa robe humide, lumineuse,
incomparable, messagère de l’Audelà,
messagère d’amour.
Ceci nous amène à parler, de ce
vieux lilas, dont Fernand Gouron
a raconté l’histoire d’ailleurs dans
son ouvrage Les voies de l’esprit
dans l’univers. Ce lilas, vieux d’une
trentaine d’années, n’est jamais en
fleurs lorsque le couple se rend à
sa maison poitevine et Jean
Riffard, qui adore sentir les odeurs
de fleurs dans son jardin, fait des
reproches amicaux à l’arbuste
auquel il parle souvent : « Je
t’aime bien, mon cher lilas. Tu
me ferais tellement plaisir si tu
pouvais fleurir ». En avril 1982,
le lilas présente une floraison
exceptionnelle. Jean Riffard est
des plus heureux de constater
cette preuve de bonne volonté de
l’arbuste. Quelques mois plus tard,
il décède. le jour même de sa mort,
le lilas devient complètement noir,
toutes ses feuilles tombent, et son
tronc se couche comme déraciné.
Il est mort lui aussi. Peut-être une
coïncidence, mais qui nous laisse
un doute merveilleux. Et si cet
arbre était réellement devenu
l’ami de l’homme qui caressait son
tronc, qui aspirait sa fragrance,
qui l’imaginait dans son esprit !
Quelle fantastique correspondance
entre le végétal, la nature, et
l’homme ! Une belle histoire,
n’est-ce pas, ou un nouveau
progrès à découvrir, puisque la
vie cachée des plantes se dévoile
progressivement… Madame
Michèle pourrait continuer à
relater mille autres contacts avec
l’Au-delà qui ont jalonné sa vie : les
louis d’or qu’elle a fait découvrir
à une de ses consultantes, ses
contacts empreints de dignité
avec Louis Jouvet, décédé, ou
Françoise Dolto, et bien d’autres
parfois plus célèbres ; sa vision
du fameux accident de train à
la gare de Lyon, voici plusieurs
années, et malheureusement
d’autres catastrophes comme
les accidents d’avion etc., mais
encore sa découverte d’une
petite chapelle occultée dans
une maison à la Révolution, et
bien d’autres histoires tout autant
extraordinaires.
GUÉRIR PARFOIS
Pour finir, nous
avons évoqué
tout à l’heure son
contact bénéfique
avec les malades.
Il lui arrive
aujourd’hui de
guérir. Elle se
défend d’être
un guérisseur.
le phénomène
ne se
déclenche
que dans
des cas très
particuliers,
sous la
forme de
pulsion
qu’elle ne
saurait
prévoir ou
même demander ! Déjà
quand elle était toute petite, elle
soignait les animaux. Depuis, elle a
obtenu
quelques cas de guérisons des plus
remarquables pour des personnes
souffrant de graves problèmes à la
colonne vertébrale, ou paralysée,
ou atteinte de gangrène, etc.
Parfois, elle n’a qu’à émettre un
diagnostic pour sauver, mais avec
quelle constance, la personne
malade. Invitée ainsi chez une
femme médecin, elle la prévient
que son frère a des problèmes
sérieux avec ses artères dans la
partie proche du : coeur. Elle les
voyait se défaire, dit-elle, comme
si elles avaient été en chanvre, fil
par fil. Elle conseille donc à son
amie un examen rapide et ajoute
même que si son frère n’est pas
opéré dans les deux mois, il va
mourir. Elle est obligée d’insister
et n’est pas prise au sérieux. la
doctoresse lui rétorque que son
frère est un grand sportif et qu’il
est lui aussi médecin. Michèle
Riffard devient cependant si
persuasive que ce dernier se fait
faire un électrocardiogramme
dont le résultat se révèle normal
à la grande joie de sa soeur.
Michèle Riffard insiste à nouveau,
presque en implorant cette fois,
et demande un autre examen dit
« avec effort ». Elle avait vu juste,
grâce à sa vision des corps par
transparence : le mal s’est révélé
cette fois dans toute son ampleur,
déclenchant une opération très
rapide et…
une
grande reconnaissance de
toute la famille.
De tous ces récits étonnants qui
jalonnent sa vie, nous devons
surtout retenir que Michèle Riffard
est avant tout une amie placée
sur notre route. À travers sa tâche
multiple de médium, elle nous aide
à trouver notre finalité.

_________________
Cherchant, n'oublie jamais que vivre ici et maintenant te permet, par l'ancrage dans le quotidien et les gestes multiples de ta vie ordinaire, de t'exercer sans cesse à plus de conscience car "je ne suis réel que lorsque je suis !" disait Gurdjieff.
Ainsi s'extraire de l'illusion pour entrer dans la réalité de l'Eveil, tel est le propos sous-jacent à l'ensemble du forum.
Bien à vous.
                                                              Lancelot .
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