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 Le petit bréviaire de l’ego

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LancelotdeFohet
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MessageSujet: Le petit bréviaire de l’ego   Jeu 23 Fév 2012 - 21:40

Le petit
bréviaire de l’ego



Publié le
16 janvier 2012 par Le Passeur



Par le
Passeur.






Beaucoup de
questions sont posées. Parmi elles reviennent le plus souvent : « comment
savoir si l’on s’éveille ? Comment y parvenir ? Comment savoir où j’en suis ?
Comment dépasser tel ou tel obstacle en moi ? Que faire de l’ego ? » Une seule
réponse me semble pertinente : ça n’a aucune importance. Réellement. Pourquoi
cette réponse décevante pour certains ? Parce qu’accorder de l’importance à ces
questionnements par ailleurs compréhensibles ne sert qu’à alimenter le moulin
du mental dont le mouvement incessant nous éloigne toujours un peu plus de
l’Essentiel, de ce vers quoi notre âme nous appelle à aller.






Evidemment,
le chemin de « l’Essentiel » peut sembler à certains un sentier de haute
voltige sinuant à des altitudes inaccessibles. Il n’en est rien. Cette
impression là, encore, est l’expression d’un mental survolté par un ego qui se
sent en danger de par une aspiration de votre être qu’il ne contrôle pas. Bien
sûr, il ne cherche pas à vous perdre puisqu’il est vous, il crée des
interrogations et cherche seulement à y répondre de la meilleure manière qu’il
maîtrise – le moulin du mental – et cette manière ne convenant pas à la
nouveauté qui émerge en vous, il panique et exprime de nouveaux
questionnements, voire des troubles, de nature toujours plus stressante. S’il
vous transmet sa peur, que vous vous sentez envahi par les inquiétudes, c’est
parce que vous être encore très identifié à lui.






C’est
pourquoi je persiste à dire que le nécessaire aujourd’hui pour chacun de ceux
qui sont dans ces inquiétudes, la priorité pour s’extraire de ce stress et
cheminer enfin sur le chemin de l’Essentiel, c’est plus que jamais d’insister
sur l’identification de l’ego derrière chaque attitude et comportement de notre
quotidien, derrière chaque habitude, chaque réflexe, chaque mécanisme répétitif,
chaque situation apportant un désagrément ou tout simplement de nature
involutive. La clé du chemin de l’Essentiel est là : il n’y a pas de clé. Pas
de clé palpable qui serait donnée à certains et pas à d’autres. La clé n’est
que lumière à laisser passer, elle est en nous tous sans aucune exception et
les élus ne seront élus que par eux-même s’ils décident d’entamer la guérison
indispensable des maux nés des mystifications de leur ego.






Bien que ce
sujet ait été abordé sous divers angles dans plusieurs articles de ce site, je
rappelle qu’il n’y a pas d’ennemi en nous, il y a juste un peu de lumière à
mettre dans tout ce fatras pour bien voir ce qui nous échappait jusque-là. La
prépondérance de l’ego nous parut être, dans la situation d’oubli de notre Essence
où nous étions jusque-là, la réponse la plus appropriée aux situations qui se
créent dans un monde de dualité où personne ou presque n’a conscience des
différents niveaux de conséquences de ses actes, de ses paroles, de ses
pensées. Inconscients de surcroît de notre nature multidimensionnelle, nous
avons concentré toute notre identité en l’ego jusqu’à façonner les êtres
réflexifs que nous sommes devenus, totalement englués en d’incessants processus
d’action/réaction, et avec nous bien sûr l’ensemble du collectif humain, ses
incompréhensions, son besoin de bannières et de clans, son intolérance, ses
conflits et parfois, à l’apogée de l’égocentrisme, sa barbarie.






A présent
qu’à l’horloge cosmique la Terre nous invite à sortir des ténèbres de
l’inconscience, si nous avons fait le choix d’âme de ne plus expérimenter ce
que nous avons connu depuis quelques centaines de milliers d’années, il nous
appartient donc de saisir en nous la clé suspendue à la patère de notre
héritage, qui je le rappelle n’est que le choix de laisser passer la lumière.
Et comme il vaut mieux ouvrir auparavant la porte pour la franchir, voici un
petit bréviaire de l’ego qui j’espère vous servira à mieux vous cerner. Il ne
s’agit pas de rejeter ce qui fait partie de nous, mais de répartir autrement
les rôles. L’ego doit reprendre sa juste place pour opérer lui aussi sa
mutation afin de ne plus créer de barrages émotionnels dans le courant de notre
évolution, et l’Esprit reprend progressivement les commandes de notre vaisseau
terrestre personnel.






Gardant à
l’esprit que la peur de souffrir est à l’origine de ses manigances, voici donc
un petit bréviaire non exhaustif des manifestations ordinaires de l’égo :






L’égocentrisme
ou l’absence à l’autre.






Par
définition, la raison d’être et le but recherché de l’ego est de tout recentrer
sur lui, notre personnalité, notre Moi. Avec tout un panel de nuances
complexes, rien donc ne peut être évalué en-dehors des répercussions possibles
sur « moi ». C’est la parfaite absence d’écoute, absence à l’autre.






L’agressivité.





Dans la loi
d’action/réaction qui prévaut dans un système duel, l’agressivité est la
réponse acquise la plus naturelle face à la peur. Chez un être ou dans un
collectif particulièrement sujet à la peur, l’agressivité se manifeste déjà de
manière préventive, elle intervient dans l’hypothèse que, et pas parce que. On
voit ainsi des nations ralliées sous l’étendard de la peur mener ce qu’elles
appellent des guerres préventives. Leur violence aveugle est alors à la mesure
de leur faiblesse, donc de leur sentiment de peur. Il se crée ainsi une réelle
dépendance à la violence faite à autrui qui répond au besoin minimal de
quiétude de l’ego effrayé. Cela peut devenir une façon d’être qui se banalise
au point de l’estimer naturelle, d’autant mieux que cette banalisation sera
consciencieusement entretenue par tous les moyens à disposition de la
propagande du système.






Le besoin
de contrôle.












Une des
spécialités de l’ego dans sa version Yang. Le masculin dans nos sociétés
patriarcales s’exprime avant tout par le besoin d’avoir une réponse appropriée
à tout, de pouvoir tout contrôler. Rien ne doit échapper à sa main-mise, tout
doit demeurer à sa portée. Ce qui ne l’est pas est perçu comme un danger et
suscite alors une réaction généralement perceptible à trois niveaux d’intensité
croissante : le déni derrière la
tentative de ridiculiser l’objet de la crainte, puis la reconnaissance du
danger derrière l’agressivité exprimée, puis la soumission par survie derrière
la banalisation qui n’est autre qu’une acceptation et donc une intégration à
son système de pensée, ou à l’inverse la guerre jusqu’à la destruction de l’un
des deux.






La version
Ying du besoin de contrôle trouve sa voie la plus naturelle dans la maternité.
La mère, pensant bien faire, est aux prises avec un sentiment puissant de
devoir contrôler sa progéniture, et souvent bien au-delà de l’âge du sevrage.
Savoir lâcher ce réflexe castrateur, c’est encore prendre conscience de ses
propres peurs. Vouloir ce qu’il y a de mieux pour son enfant, ce n’est pas
vouloir ce que l’on aurait voulu de mieux pour soi. Et si je le surprotège, je
ne fais que lui transmettre mes propres peurs, le souvenir de mes souffrances
que je voudrais lui épargner, tout en l’empêchant de vivre l’expérience qui est
son choix. Si je veux pour lui ce qu’il ne veut pas ou pas encore, même si je
pense avoir sincèrement raison, je m’oppose en réalité à ce qu’il y a de mieux
pour son apprentissage de la vie.






La
susceptibilité, la vexation.






Elle est le
reflet des blessures de l’ego et s’exprime donc toujours à la mesure du poids
émotionnel accumulé. Celui qui stimule notre susceptibilité est celui qui met
le doigt là où quelque chose en nous fait mal depuis longtemps. Il nous aide
ainsi à nous rappeler qu’il y a là quelque chose à guérir, une faille que nous
ne pouvons pas feindre d’ignorer plus longtemps.






L’insatisfaction.





Il en faut
toujours plus pour nourrir ses appétits de quiétude. Pourquoi me manque-t-il
toujours quelque chose ? Quelle confusion fais-je entre les frustrations de mon
quotidien et ce que je soupçonne de moi que ne perçois pas ? Je suis plus que
cela et du coup je mérite plus ! C’est vrai, nous sommes tous infiniment plus
que ce que nous percevons de nous, mais si nous comprenons que tout ce que nous
vivons est la résonance de ce que nous émettons, nous comprenons alors les
règles du jeu où nous nous sommes embarqués. Nous comprenons que personne n’est
responsable de ce qui nous arrive à part nous, et que ce qui arrive n’est pas
une punition ou une récompense, mais ce qui résulte de ce que nous sommes, donc
de notre pouvoir créateur. De là s’évanouit le sentiment d’insatisfaction qui
va de pair avec le sentiment de victimisation.






La
victimisation ou le vampirisme.






Une manière
efficace de capter l’énergie d’autrui et de s’en nourrir. Dans sa volonté de
tout ramener à lui, l’ego sait comment jouer du sentiment de compassion
d’autrui en captant les débordements émotionnels qu’on lui offre sur un plateau
lorsque la compassion exprimée n’est pas mature, lorsqu’elle n’est pas le fruit
de l’amour inconditionnel mais l’expression compensatoire de ses propres
manques. Ce que je veux dire par là, c’est que certains sentiments, aussi
nobles soient-ils, comme la compassion ou le besoin d’aider autrui, lorsqu’ils
sont le fruit de souffrances non guéries en soi – j’exprime des attentions pour
autrui parce que j’ai besoin d’être aimé en ceci que je n’ai pas été assez aimé
dans mon passé – sont l’objet de débordements émotionnels plus ou moins
inconscients.






Celui qui
exprime ainsi sa compassion peut penser qu’il vit là une conséquence naturelle
de ce sentiment. Il n’en est rien. La compassion émerge et rayonne dans la
claire compréhension de la souffrance de l’autre et dans une réponse adaptée,
émotionnellement neutre et bienveillante, pas dans le débordement de notre
propre souffrance. Autrement dit, tant qu’il y a un débordement émotionnel, la
compassion exprimée de l’un est une proie pour le prédateur énergétique tapi
derrière la tentative de victimisation de l’autre. Il n’y a donc pas de service
rendu. Au niveau des énergies échangées, la vampirisation par la « victime »
est à la hauteur de la force de son ego et de la faiblesse émotionnelle du
compatissant. Tout en perdant son énergie, ce dernier n’a donc fait que nourrir
l’ego jamais assez nourri du premier, qui réitérera dès qu’il en aura
l’occasion.






Avez-vous
remarqué comment les personnes âgées souvent ne parlent que de leurs bobos ou
de leur maladie ? C’est un réflexe inconscient de survie qui permet de capter
l’énergie d’autrui parce qu’on en manque ou qu’on a peur inconsciemment d’en
manquer. Pour les personnes en contact fréquent avec des malades manquant
d’énergie vitale, c’est un risque permanent de dévitalisation si elles ne
veillent pas à contrôler l’énergie qu’elles veulent bien donner. La technique
de visualisation de la bulle de lumière est très efficace dans ces situations.






La
cupidité, l’envie.






Encore une
manifestation du sentiment d’insatisfaction. Il en faut toujours plus pour se
rassurer et si quelqu’un semble en avoir davantage, il faut en avoir au moins
autant pour assurer sa position d’équilibre sinon de dominance par rapport à ce
qui devient alors la norme à atteindre. La cupidité est une course à l’armement
de l’ego au sein du matérialisme, seule dimension où il se sent d’emblée
compétitif. Mais attention, comme on le verra à la fin, il est capable de
changer de dimension.






Le désir et
la peur de paraître.






La volonté
de paraître est une carapace de plus que se façonne l’ego pour masquer sa
vulnérabilité. Si l’on regarde ses efforts comme ceux d’un adolescent qui
essaie de donner le change pour dissimuler son manque d’assurance, on comprend
mieux sur quelle strate d’immaturité ce désir prend naissance. C’est l’une des
rares facettes du Moi qui tend presque toujours à s’effacer au fil du temps. La
peur de paraître naît de la même immaturité.






La vanité.











Dans la
panoplie du besoin de contrôle, c’est un peu la tour d’ivoire du sentiment de
supériorité dans laquelle l’ego très effrayé a trouvé à s’enfermer pour ne plus
percevoir les dangers, je veux die par là ce qui pourrait ébranler ses
fondations. La vanité est une prison extrêmement étroite dans laquelle la
proximité des murs autorise un contrôle presque parfait de la situation, c’est
pourquoi elle affecte plus souvent le masculin en recherche de contrôle, que le
féminin.






Au-delà de
ses murs s’étend l’horizon infini de la vie que l’ego nie. Il est infiniment
plus simple de concevoir le monde dans un environnement restreint, estimant en
connaître tout ce qu’il faut pour se croire à l’abri de tout. C’est bien sûr
très illusoire et l’on finit la plupart du temps par être rattrapé par le vaste
univers. Le plus grand courage est celui d’accepter l’infinité de notre
ignorance avec la joie de combler chaque jour un peu plus ses vides par une
nouvelle lumière. Le vaniteux se contente d’éclairer la minuscule geôle où son
contrôle lui assure un sentiment de supériorité et où son règne solitaire au
sein de son clan demeure incontesté tant que tiennent les murs.






Le déni.





C’est avant
tout un manquement à sa propre prise de responsabilité. Je ne veux pas voir la
réalité qui m’est présentée, alors je l’efface ou je l’arrange à ma convenance.
Toute la palette du mensonge, de la dissimulation, du travestissement et de la
manipulation est alors au service du petit Moi effrayé. C’est quelque chose
somme toute d’assez commun et qui s’exprime de la petite lâcheté faite à
soi-même au trouble pathologique grave et parfois à l’agressivité extrême. Dans
le déni, l’être n’est à l’écoute de rien ni personne, la force du déni étant
fonction de la peur suscitée par l’objet du déni. Comme toujours dans le
mécanisme d’action/réaction, plus l’ego se sent menacé, plus il réagit avec
force.






La
tyrannie.






Comme déjà
dit, la violence est à la hauteur de sa peur. Les égos tyranniques ne souffrent
aucun obstacle à ce dont ils ont besoin ni aucune contradiction de ce qu’ils
sont. Leur peur, bien sûr consciemment inenvisageable, est si grande que si ce
qui les a modelé n’a pas favorisé la tour d’ivoire de la vanité, s’ils se
sentent donc en prise avec « l’extérieur » et « exposés » à lui, ils ne peuvent
qu’espérer assujettir le monde à leur vision. A noter que la vanité ébranlée
aboutit aussi à la tyrannie. Parfois d’ailleurs les deux aspects – tour
d’ivoire et tyrannie – se côtoient très bien tant la peur qui a fondé l’ego est
terrible. Lorsqu’au XIII° siècle en France, le pouvoir religieux du Vatican
s’est senti ébranlé dans sa vanité par l’expansion du Catharisme, il a réagi
par la violence des croisades et la tyrannie de l’inquisition.






La
culpabilité.






Qu’elle
soit tournée vers soi ou dirigée vers autrui, voilà une lame aux deux tranchants
particulièrement affûtés.






L’auto-culpabilisation
porte le gène du sentiment d’infériorité. L’être qui se dévalorise, qui n’a pas
conscience de ses qualités et vit dans la crainte de blesser autrui remue en
fait le brouet de ses propres blessures. C’est un sentiment complexe car il
relève à la fois d’une bonne dose de conscience de l’autre, donc d’ouverture et
d’écoute, mais aussi de la présence d’un émotionnel encore à vif, de blessures
non guéries, qui vont filtrer le sentiment d’empathie jusqu’à reporter sur soi
une part de responsabilité de la souffrance de l’autre. Et si ce dernier est un
« prédateur » qui sait jouer de la culpabilisation, alors, tout comme pour la
victimisation, il va vampiriser l’énergie du premier.






Un cas
fréquent est la déception perçue chez l’autre lorsqu’il n’a pas reçu la réponse
qu’il attendait. Même si cette attente n’était pas légitime, alors le refus
peut entraîner chez celui qui l’exprime une auto-culpabilisation, d’autant plus
forte que l’autre saura en jouer, ou que soi-même on est encore
émotionnellement immature à ce sujet.






Les
échanges d’énergie sont alors denses et tendus et lorsque l’un des deux – celui
qui n’entre pas dans le système de l’autre – est conscient du jeu en cours et
pas l’autre, cela peut exacerber l’exaspération de l’un et le jugement
douloureux pour lui-même du second.






A l’inverse
donc, vouloir culpabiliser autrui est invariablement le signe de l’intolérance
et du jugement. On croit savoir ce qui est juste et on voudrait rallier l’autre
à son système de pensée ou à sa cause, alors on juge mal celui qui pense et
agit autrement, et l’on tente de l’atteindre soit en jouant la carte tant usée
de la victimisation, soit en brandissant l’étendard et la lance du justicier.
L’ego est ainsi entraîné qu’il sait se raidir avec fierté dans
l’amoindrissement d’autrui, pensant ainsi consolider sa position sans renifler
pour autant ses manquements profonds au respect de la différence. C’est une
valeur qui ne cadre pas avec ce qu’il défend.






Le
sentiment d’infériorité.






Dans sa
large palette de réactions, le sentiment d’infériorité est à l’origine des plus
gros blocages de l’être. D’une manière ou d’une autre, à un moment ou à un
autre de la vie, il concerne tout le monde, même s’il tend lui aussi à
s’amenuiser avec l’expérience. On remarquera que sous l’égide du patriarcat
dominant, la société façonne masculin et féminin pour que ce dernier soit
particulièrement atteint par le manque de confiance en soi. Les religions ont
largement contribué à cette situation. Mais déjà en-deça du moule du système,
le poids émotionnel des douleurs accumulées dans une vie et bien-au-delà au fil
des incarnations sur Terre, a marqué une profonde empreinte en chacun. C’est
pourquoi personne qui s’identifie encore pleinement à son ego n’y échappe à un
moment ou à un autre.






L’une des
manifestations les plus involutives du manque de confiance en soi est la
possessivité et par voie de conséquence la jalousie qui pousse à des extrémités
si dégradantes qu’elle amplifie encore le sentiment de dévalorisation de l’être
qui en est à l’origine. C’est probablement l’idée qu’on se fait de l’amour par
notre éducation au sens large, qui crée la violence de cette réaction à la peur
d’être « abandonné » de l’autre.






La générosité
par compensation.






Voilà
quelque chose de trompeur pour soi-même et de particulièrement appétissant pour
tous ceux qui fonctionnent sur le mode parasite. Vampires et autres prédateurs
sont conviés au festin !






Le principe
de la générosité par compensation a été abordé plus haut dans le paragraphe
concernant le victimisation. Quel meilleur moyen de masquer sa souffrance d’un
manque d’amour que d’exprimer sans discernement de l’amour pour autrui ? Nous
parlons là de cette attitude qui consiste à chercher à se faire aimer de tous,
et plus particulièrement de ceux qui ne marquent pas plus d’intérêt que ça pour
vous. Elle provient d’un manque de considération pour soi-même et donc d’un
besoin de reconnaissance, né lui-même d’un manque d’amour traumatisant à un
moment ou à un autre du chemin. Les vampires y étanchent leur soif, mais leurs
ego-victimes y trouvent cette fois-ci leur compte dans le déni de leur manque.






La vraie
générosité ne vient pas d’un besoin de compensation, elle ne comble aucun vide
en soi, elle s’impose humblement comme l’une des expressions de l’amour
inconditionnel qui ne devient possible que lorsqu’on a bien avancé dans la voie
de la guérison. Comme le dit le dicton, il ne faut pas mettre la charrue avant
les bœufs. Sur le chemin de la libération, guérissez d’abord des maux qui vous
encombrent, laissez choir vos oripeaux. C’est là le seul effort, tout suivra.






L’autodestruction.





C’est bien
sûr le manque de considération pour soi poussé au bout de sa logique. Lorsque
l’ego est à ce point ébranlé qu’il n’a pas la force de tourner son agressivité
vers autrui, qu’il ne peut plus rejeter « l’extérieur », alors il la tourne
compulsivement vers ce qu’il sépare de lui-même, ce qu’il ne comprend pas mais
qu’il juge responsable de sa détresse. L’esprit et l’âme sont vus comme
l’ennemi à atteindre, qu’il tente de torturer par un mental tyrannique et des
atteintes au corps physique.






L’ego
spirituel.












Ah, l’ego
spirituel… Qu’il est à la mode celui-là en ces temps de nouvel Âge ! Toutes les
lames du bon vieux couteau suisse ne suffisant plus à contrer la volonté
suprême de l’être qui s’oriente vers ce qu’il conçoit comme son élévation
spirituelle, l’ego, jamais avare d’un tour dans son sac, abdique alors sa
nature matérialiste pour revêtir les paillettes d’un habit de lumière sans
quitter pour autant la scène du grand théâtre où il s’est fait. Cette imposture
n’est possible que parce que l’être a connu les prémices d’un éveil, souvent
sous l’emprise illusoire de l’ouverture du troisième œil, et se croit alors
arrivé sur le seuil du temple alors qu’il n’a rien guéri des poids qui lestent
encore ses pas en devenir. L’ego dégaine alors souvent sa lame la plus
brillante pour sculpter les murs de sa magnifique tour d’ivoire, sous les yeux
ébahis du clan qui parfois l’a suivi. Celui-là est à plaindre car la vanité
d’un ego spirituel n’a pas d’égal en ce monde et les murs de sa prison sont
plus solides encore.






En
conclusion.






Comme
toujours, toutes les manifestations post-traumatiques de l’ego dans sa
souffrance peuvent jaillir de bien des provenances. De son passé direct et
surtout de son enfance, d’un parasitage extérieur, des mémoires de vies
antérieures et des mémoires de notre lignée génétique – autrement dit celles de
votre grand-mère ou de votre trisaïeul -
tout ça bien inconsciemment enfoui dans nos cellules. Comme dit mille
fois, n’oublions pas que dans cette période de remise à zéro de notre histoire
personnelle et collective, ignorer ce qu’il y a sous le tapis en pensant que ça
ne gêne personne n’est plus possible.






Il nous
faut sans crainte soulever le tapis et balayer ce qui s’y trouve si nous
voulons guérir de ce qui nous encombre le plus et passer enfin à l’étape suivante.
Nous pouvons de nous-même faire beaucoup et si nous pensons ne pas y suffire,
nous pouvons demander de l’aide à nos guides invisibles qui conduiront sur nos
pas ce qu’il y a de mieux comme réponse.






Peu importe
le nom qu’on lui donne et la dimension où cela se passe, s’il ne fallait en
retenir qu’une idée générale, nous allons vers notre libération au sens le plus
large qui peut s’entendre. Mais pour cela, nous ne ferons pas l’économie de
prendre toutes nos responsabilités et de réinvestir progressivement notre
pleine conscience. L’effort n’est pas si grand et la récolte sera au-delà de ce
que nous pourrions imaginer.






Fraternellement,





En
complément de cet article : On n’emmènera pas nos armes et nos armures ,
L’Eveil en Soi 1 et 2, Incarner le fruit de nos lignées.






© Le
Passeur – 16 Janvier 2012 – [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] > Cet article est
autorisé à la copie à la seule condition de ne pas l’associer à une démarche
commerciale, de respecter l’intégralité du texte et de citer la source.

_________________
Cherchant, n'oublie jamais que vivre ici et maintenant te permet, par l'ancrage dans le quotidien et les gestes multiples de ta vie ordinaire, de t'exercer sans cesse à plus de conscience car "je ne suis réel que lorsque je suis !" disait Gurdjieff.
Ainsi s'extraire de l'illusion pour entrer dans la réalité de l'Eveil, tel est le propos sous-jacent à l'ensemble du forum.
Bien à vous.
                                                              Lancelot .


Dernière édition par LancelotdeFohet le Dim 12 Aoû 2012 - 12:44, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le petit bréviaire de l’ego   Mer 29 Fév 2012 - 21:33

merci !

cherry
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aigle d'or



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MessageSujet: Re: Le petit bréviaire de l’ego   Dim 12 Aoû 2012 - 11:32

Merci Lancelot
.
Tant de vérités sont inscrites dans ce posts et tant de pieges à éviter qui peuvent prendre les formes les plus inattendus sans pour autant qu'on s'en rende compte.
l'égo est lié à l'existance même de la trois D et le travail est long mais pas impossible.

gros bisous à tous

Smile
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LancelotdeFohet
Admin


Nombre de messages : 1800
Age : 62
Date d'inscription : 29/05/2007

MessageSujet: Re: Le petit bréviaire de l’ego   Dim 12 Aoû 2012 - 14:05

merci aigle à bientôt...

_________________
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Ainsi s'extraire de l'illusion pour entrer dans la réalité de l'Eveil, tel est le propos sous-jacent à l'ensemble du forum.
Bien à vous.
                                                              Lancelot .
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