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 Le hasard existe-t-il ? d'après certain cherchant ...

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LancelotdeFohet
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MessageSujet: Le hasard existe-t-il ? d'après certain cherchant ...   Ven 12 Déc 2008 - 3:25

Le hasard existe-t-il ?
Vaste sujet
philosophique, en vérité, où nous pourrions débattre durant des heures, des
jours, des années… sans pour autant, à notre époque, arriver à convaincre ceux
ne voulant pas être convaincus…
Et comme toujours, devant ce type de sujet
touchant la « croyance profonde » ancrée au fond de l’individu… ceux qui sont «
pour » et font preuve de prosélytisme, ne convainquent, dans la réalité des
faits, que ceux qui ont envie d’être convaincus !
Et ceux qui sont « contre »
n’en démordront pas moins pour autant, préférant rester figés sur leur position
matérialiste négative, par rapport à tout ce qui touche l’irrationnel...

Les cartésiens acharnés sont des
personnes à prédominance cérébrale touchant l’hémisphère gauche : celui qui
calcule, qui raisonne, qui échafaude des hypothèses qu’il passe sans cesse au
crible de la critique ; bref celui qui fabrique de parfaits énarques froids et
sans émotions… c’est à dire des politiciens qui tiennent en mains les rênes de
l’Etat ! Les rêveurs, les artistes sont des personnes à prédominance cérébrale
touchant l’hémisphère droit : celui qui est en rapport avec l’intuition,
l’inspiration, la créativité, le romantisme, et l’évasion de l’esprit… ce sont
les poètes, les ésotériques et les philosophes.
Quel est donc sur le plan
physiologique ce qui fait la différence entre un individu à prédominance
cartésienne, hémisphère gauche et un autre individu à prédominance artistique,
hémisphère droit ?
Ma réponse est formelle : RIEN ! C’est donc que le
problème se situe ailleurs !…
Quelle est donc alors sur le plan biochimique
ce qui fait la différence entre un individu froid et calculateur, méthodique et
tatillon, et un autre individu à prédominance romantique et sensible, rêveuse et
idéaliste ?
Ma réponse est tout autant formelle : TOUT ! C’est donc que le
problème se situe bien là !
Effectivement nos neurones ne fonctionnent que
grâce à des neurotransmetteurs chimiques qui dirigent alors le comportement
cérébral ! Ce sont les neuro-hormones basiques : dopamine, sérotonines,
acétylcoline et qui sont les substances chimiques permettant la locomotion, la
coordination des mouvements etc.
Il existe d’autres substances chimiques dont
le rôle est subtil : ce sont les endorphines.
Et de la sécrétion prioritaire
de tel type d’endorphines, au détriment de tel autre type d’endorphines, va
dépendre toute la différence du fonctionnement psychologique de l’individu.
Quelle différence existe-t-il entre un verre à moitié plein et un verre à moitié
vide ?
Le cartésien doit logiquement nous répondre : AUCUNE ! C’est le même
contenant et le même contenu… Pourtant le pessimiste vous dira qu’il voit ce
verre à moitié vide tandis que l’optimiste le verra à moitié plein. Et cette
seule différence d’appréciation – tout à faitsubjective au surplus – provient
tout simplement de la densité de certaines neuro-hormones circulant dans le sang
et plus particulièrement ces fameuses endorphines.
Dr Gustave
Mathieu

Préambule
Entrons dans le domaine de la Croyance ! Pour
certains, le destin est le seul guide de leur vie, pour d’autres, il ne s’agit
que de hasard. Que penser de cette mésaventure que j’ai vécue quelques années
auparavant, qui m’a fait changer radicalement de vie et de région et qui est
certainement à l’origine de ce livre. Je travaillais dans le sud comme
assistante médicale auprès d’une dame d’un certain âge. A l’occasion de mes
vacances, celle-ci, craignant de passer les nuits seule dans cette grande
maison, proposa à mon fils de 22 ans de s’installer dans mon appartement de
fonction. N’ayant pas été satisfaite de ce remplacement elle m’annonça à mon
retour que j’étais licenciée sans motif valable et raisonnable. Injustice
flagrante ! A cette époque, j’avais déjà envisagé de me rapprocher de mes
enfants habitant dans les Alpes, j’ai donc vu dans cette mésaventure le signe
d’une synchronicité qui m’encourageait à changer de vie. Rapidement j’ai su
mettre beaucoup de positif dans cette situation qui au départ, représentait un
fait négatif. Comprendre et accepter a été le moteur déclenchant de ma nouvelle
vie beaucoup plus agréable.
Alors, destin ou hasard ?
La théorie de C G
JUNG tente de démontrer de façon psychanalytique que certaines coïncidences sont
productrices de sens. Il parle alors de synchronicités. Mais tout d’abord, avant
une explication plus avancée de la théorie de Jung, revenons sur la définition
et l’étymologie des mots hasard et destin. Le mot hasard provient de l’arabe «
azzahr » qui est un jeu de dés et dont la définition est selon le Larousse, la
cause fictive des évènements apparemment soumis à la seule loi des probabilités.
C’est un évènement imprévu, une chance bonne ou mauvaise. Tandis que le destin
serait l’expression d’une puissance surnaturelle ou divine fixant le cours des
évènements, ce qui sous-entendrait que le hasard n’a aucune place dans notre vie
et se rapprocherait plus de l’expression arabe « mektoub » signifiant
littéralement « c’est écrit ». Et pour en connaître davantage, immergez-vous
dans ce bain particulier de la recherche des causes de nos évènements :
évènements bien trop souvent vécus comme étant « un mal nécessaire » pour les
uns ou comme étant tout simplement l’accomplissement du « destin » pour les
autres. Nous rejoignons ici la pensée philosophique exprimée il y a quelques
décennies par Gabriel Monod professeur agrégé de médecine et membre de
l’Académie de médecine, lorsqu’il publia « Le hasard et la nécessité ». Bien
souvent, des années après le déroulement des faits – quels qu’ils aient pu être
sur l’instant où ils ont été vécus – ne constatons nous pas que ce que nous
avions attribué au hasard, n’était pourtant qu’une nécessité de devoir en passer
par-là pour que puisse s’accomplir notre « destin » ? Nous utiliserons beaucoup
dans ce préambule le terme « synchronicité » dont la définition est la suivante
: coïncidence productrice de sens, selon la théorie de C G JUNG. Les
coïncidences banales, non productrices de sens, n’ont aucun impact sur les
évènements de la vie. Qui n’a jamais fait l’expérience d’une « synchronicité » ?
Et comment la reconnaître ? La meilleure réponse apparemment paradoxale est : «
attendez-vous à l’inattendu ! » Et vous ne serez pas déçu, surtout si vous savez
réagir à certains signes du destin, qui ne se reproduiront sans doute pas tous
les jours. Dans un langage très accessible à tous, on dit souvent : «sachons
prendre le train en marche !» Cela veut dire qu’il est essentiel de savoir «
décrypter » certains signes qui nous dicteront quelle conduite ou quelle
direction prendre, que ce soit dans le domaine professionnel ou de la vie
affective ; cela peut aussi être en rapport avec un changement de région, qui
représente un nouveau départ… Au quotidien, nous vivons tous un certain type
d’évènements que nous appelons coïncidences. Certaines de ces coïncidences ne
nous affectent guère, que ce soit affectivement ou intellectuellement : elles ne
semblent pas avoir d’impact sur notre vie. Nous disons alors couramment : ce
sont de simples coïncidences.
Cependant si nous accordons suffisamment
d’attention aux conséquences, nous faisons tous l’expérience d’un autre genre de
coïncidences : le concours de circonstances qui peut nous ébranler au passage :
lorsqu’il se manifeste, nous ressentons bien que quelque chose d’important, de
significatif est en train de nous arriver. Aux yeux de certains, ce second type
de coïncidences ne relève que du hasard : c’est une simple coïncidence ; mais,
certains d’entre nous savons que cela entre dans une autre catégorie de
coïncidences. Et C G JUNG les a appelées synchronicités. Les nouvelles que vous
vous apprêtez à lire vont nous démontrer que la vie est bel et bien un récit et
ce sont les évènements synchronistiques qui nous en font prendre conscience. Ces
différentes nouvelles autobiographiques vous interpelleront probablement sur ce
merveilleux sujet. Les liens d’amitié, issus la plupart du temps de
synchronicités, offrent la possibilité d’établir des connexions où n’existe pas
l’intensité propre aux relations amoureuses, et c’est pour cela que beaucoup de
personnes apprécient ces liens, plus forts et plus durables dans le temps que
les histoires d’Amour, où trop souvent la déception est là pour nous rappeler la
dure réalité de la vie !
Qu’est-ce que l’amitié entre deux personnes : une
attirance, bien sûr au sens large du terme, expliquée par des centres d’intérêt
communs, une complicité et un peu aussi, ce côté magique qui veut dire que nous
ne pouvons expliquer« le réel pourquoi » ! Quelques fois aussi, une personne
s’est reposée sur l’autre à un moment particulièrement difficile de sa vie, et
cela a forcément créé des liens particuliers ; les femmes disent souvent : c’est
mon amie soeur !
La différence avec le sentiment d’Amour, où va se faire
sentir le besoin de consommer, de fusionner, de se perdre dans l’autre… et là,
attention, le danger est d’enclencher une relation fusionnelle, qui peut devenir
tôt ou tard complètement anaclytique ; ce qui se voit exceptionnellement dans
une relation amicale, encore que cela puisse exister, avec toute l’ambivalence
que cela comporte. Nous devons nous attendre dans notre vie à des synchronicités
qui débouchent sur de profondes amitiés : deux êtres se rencontrent et leurs
vies s’entremêlent. Il existe une notion fondamentale concernant les histoires
que nous vivons, c’est le sens des évènements qui ne peut apparaître
qu’ultérieurement.
Les synchronicités nous montrent parfois que l’échec est
en réalité une aubaine déguisée. Il faut parfois passer par le sentiment
d’échec, l’accepter, et repartir ensuite sur autre chose qui aboutira plus tard
à une autre réalité heureuse et épanouissante ; il faudra forcément passer par
une période de lâcher prise, terme relativement tendance et qui implique
vraiment une acceptation, un arrêt à la phase du « je me bats, je lutte pour… ».
C’est après ce lâcher prise qu’une autre réalité peut se présenter et le sujet
aura alors la force de l’aborder de manière positive. Un aspect important de la
synchronicité dans nos vécus est le fait que ces coïncidences toutes
particulières se produisent toujours dans des périodes de transition.
Il
existe un domaine où les phénomènes synchronistiques jouent parfois un rôle
déterminant dans la décision d’avoir un enfant. Bien souvent, alors que
médicalement rien ne s’y oppose, et que le désir est fortement présent, bien des
futurs parents se retrouvent devant une attente interminable voire dans
l’impossibilité de réaliser leur souhait. Encore une fois, notre inconscient
nous jouerait-il des tours ? Seule une thérapie de couple pourra régler ce
problème. Toutes les relations interpersonnelles sont des formes de
synchronicité. La rencontre entre deux êtres représente toujours un phénomène
extérieur unique : elle revêt un sens affectif, symbolique et transforme souvent
bien des choses de la vie.
L’Amour est une aspiration humaine capitale, une
réalité magique ; nous pouvons voir dans nos histoires d’Amour et d’amitié une
signification unique. La synchronicité qui a voulu que nous aimions telle ou
telle personne ne se situe pas seulement dans les circonstances qui fondent les
relations amoureuses, mais aussi dans le sens que nous voulons bien donner à
notre récit personnel. Pour résumer le rôle des synchronicités dans les
rencontres, nous dirons qu’il est d’une grande importance ; ces rencontres
revêtent plus ou moins de sens selon la personnalité des êtres ; en effet, pour
certains, cela ne compte guère beaucoup. D’autres estiment que cela fait partie
des plus belles choses de la vie et je ferais volontiers partie de cette
catégorie. Cela nous enrichit et représente souvent bien des surprises agréables
de la vie ; la vie avec ses obligations, ses soucis, ses contraintes, ses joies
et ses surprises… Nous venons d’évoquer les manifestations synchronistiques
allant de l’extérieur vers l’intérieur ; ce sont les plus courantes et ce sont
celles que nous avons tendance à remarquer le plus souvent : elles viennent
percuter notre existence, notre conscience ! Il est évident que nous ne pouvons
clore ce préambule sans évoquer les synchronicités allant de l’intérieur vers
l’extérieur et qui sont appelés manifestations oniriques. Aucun de nous n’y
échappe et même l’être le plus rationnel.


reflexions citées par Lancelot...

_________________
Cherchant, n'oublie jamais que vivre ici et maintenant te permet, par l'ancrage dans le quotidien et les gestes multiples de ta vie ordinaire, de t'exercer sans cesse à plus de conscience car "je ne suis réel que lorsque je suis !" disait Gurdjieff.
Ainsi s'extraire de l'illusion pour entrer dans la réalité de l'Eveil, tel est le propos sous-jacent à l'ensemble du forum.
Bien à vous.
                                                              Lancelot .
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