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 pourquoi l’homme est-il installé sur une croix ?

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zeups djoungné



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MessageSujet: pourquoi l’homme est-il installé sur une croix ?   Mar 30 Juin 2009 - 19:27

Qu’est ce que la vie incarnée ?

Une vie où notre parcours dans le véhicule charnel, devrait nous permettre de
grandir. Mais nous n’avons pas souvenir de ce que nous avons à vivre ou de ce
que nous avons accepté de vivre avant cette incarnation. Pourtant tout est
inscrit en nous, dans nos cellules, dans les inconscients

Nous cueillons les fruits des graines que nous avons semées, le Karma. Ce n’est
pas une punition mais un manque de vigilance, c'est-à-dire, une mauvaise
compréhension des étapes de vie, une vision erronée de nos expériences



La vision erronée engendre la souffrance car elle est le fruit de notre mental. Celui-ci
est limité, il est l’instrument de l’incarnation, l’outil pour notre évolution.



Mais lorsqu’il prend la place de Maitre il nous induit dans l’erreur en raison de sa compréhension limitée et occasionne en nous la souffrance.


Nous naissons avec les souffrances des ancêtres de la famille dans laquelle nous
descendons, une famille qui correspond au chemin que nous avons à suivre, aux
apprentissages que nous avons à faire selon notre degré d’évolution et notre
capacité à supporter.


Rien de ce que nous vivons ne va au-delà de ce que nous pouvons assumer. Les expériences
non résolues dans nos vies antérieurs se reproduisent aussi dans l’ici et
maintenant
Dieu ! Que de paquets cadeaux nous avons à ouvrir !

L’horizontalité de la croix est notre chemin de vie semé des épreuves (expériences non résolues de nos ancêtres, de nos vies antérieures et de notre vie présente) à intégrer pour avancer sur la verticalité qui nous mène à la sagesse, à l’être véritable, à l’être qui fût, est et sera.

Nous ne changeons pas notre passé mais la vision que nous portons sur lui.

Durant toute notre vie, nous vivons des étapes de deuils, des étapes qui nous apportent soient une guérison soient un trauma de plus.


Nous pouvons guérir des traumas passés tout en accumulant d’autres expériences.

Tout ce que nous vivons nous préparent à notre mort.

Pour chaque situation ou objet que nous perdons, nous ressentons les cinq étapes du deuil mais n’en avons pas toujours conscience d’où cette nécessité de prendre conscience de l’inconscient et de toutes les stratégies qu’il utilise pour nous aider à murir.

Lorsque nous perdons un objet qui nous est cher, vient le déni, le refus ; le non, ce n’est pas possible ;

la colère aussi : ce n’est pas vrai, mais où est-ce que j’ai bien pu le mettre ;

le chantage : j’en ai trop besoin, la, maintenant, si je ne le trouve pas, je vais piquer une crise de nerf ! ;

Un état de vide, on se sent perdu et perturbé c’est une dépression.


Enfin arrive l’acceptation, on en prend un autre ou on se décide à passer à autre chose.

Atteindre la pacification de l’esprit ne peux s’acquérir que si l’individu accepte de tourner son regard sur son passé pour accueillir les épreuves qu’il a vécu, vivre tous ces deuils.



Tout schéma type qui se reproduit est une sonnette d’alarme. Il nous prévient qu’un vécu n’a pas été compris, ingéré et il se reproduit jusqu’à ce que nous arrivions à en comprendre son « essence », sa racine.
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zeups djoungné



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MessageSujet: pourquoi l’homme est-il installé sur une croix ?suite 1   Mar 30 Juin 2009 - 19:28

[size=18]Dés lors que nous l’analysons et que nous acceptons, le schéma s’arrête mais n’y enaura-t-il pas d’autres ?

D’autres naissent ou continuent sur notre parcours, c’est le chemin de l’expérimentation.



La compréhension intellectuelle ne peut suffire à nous faire grandir, il nous faut le ressentir jusqu’au plus profond de nos entrailles, l’absorber et faire circuler l’information dans toute nos cellules, dans le fleuve sanguin, dans tout notre corps pour le libérer.


Sinon, on vit dans l’illusion mental d’avoir compris, l’illusion d’abnégation, l’illusion de réussite, mais rien que le fait de poser ce genre de mots sur nos maux indique que l’expérience par la matière (souffrance, émotion, mental) n’a pas été vécue.



« Peu m’importe que Dieu n’existe pas,
Dieu donne à l’homme de la divinité »

Antoine de Saint Exupéry


De quelle manière atteindre cette divinité dont parle tant de philosophes, d’écrivains, de sagesses hindoues, tibétaines, chamaniques, indiennes d’Amérique, africaine…

1. Est-ce que croire en une religion
va permettre à l’individu de s’élever sur la verticalité de sa croix ?


2. Est-ce que la foi est une confiance en un être
extérieur ou en l’être intérieur ?

3. Est-ce que la religion ne devient
pas l’excuse de non acceptation, de non résolution, nous permettant ainsi de
reposer (re-poser) tous nos vécues sur le dos d’un être extérieur ?

« Merci mon Dieu pour ce bien que vous me faites. » Quand tout va bien.

Ou « mais Seigneur pourquoi m’avez-vous abandonné ? » lorsque l’individu se trouve dans
la souffrance.


1 et 3.



Il arrive souvent que le fait de croire en une religion guide la personne à penser que
seul son dieu ou les autres sont la cause de ses souffrances ou bonheur, il croit en la punition divine et confond punition avec initiation.


De ce fait, il devient difficile, voire impossible, de permettre à cet individu une remise en question qui le mènerait sur la voie de la guérison.

Souvent ces êtres vivent dans la peur de la mort, dans l’idée de châtiment, enfer, paradis, ils agissent pour semer des bonnes actions mais au fond d’eux, sont ils convaincues de la richesse de leurs démarches ?

Ou pensent-ils que leur intervention suffit alors que leur pensée bascule dans le jugement et la critique de ceux qu’ils aident


Regardez, Dieu, comme j’ai bien agi avec cet imbécile-.»

La voix du cœur n’y est pas. L’action s’accomplit avec le cœur, elle n’a aucune signification mathématique, ce n’est pas une addition de BA, mais une addition d’amour inconditionnelle et de soins offerts avec son âme, des soins gratuits où seul le bien être de celui à qui l’on donne devient la raison du don. Sans attente de retour.

Atteindre cette foi en la vie, cette confiance en Soi, c’est reconnaitre sa divinité intérieure, la sentir et la voir en chaque être, voir que le plus terrible des individus a le divin en lui.


2.

la foi est une confiance en Soi, en cette vie et en une énergie intérieure et supérieure,
sans nom. La foi est Confiance en la totalité, en l’infini.

Cette vérité m’appartient et elle est la vérité de cet instant mais sera-t-elle ma vérité de demain ?



L’impermanence est l’acceptation de changer pour évoluer, ce que nous pensons dans l’instantanéité peut s’avérer différent demain.

Rien n’est acquis, tout s’acquiert.
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zeups djoungné



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MessageSujet: Re: pourquoi l’homme est-il installé sur une croix ?   Mar 30 Juin 2009 - 19:30

Tout s’acquiert grâce à l’introspection que seule l’assentiment
peut accomplir.


Ce chemin qui peut sembler narcissique est l’étude de la genèse
de notre vie qui nous libère et libère l’Etre ultime et immortel en nous.


Voir avec la totalité de ses perceptions
au présent, être lucide, agir délibérément et consciemment, observer et être
attentif à tout ce qui se passe à l’extérieur comme à l’intérieur.


Svami Prajnanpad

L’arrêt de la concentration libère les sensations qui guident à la
compréhension
Lâcher prise est le contraire de penser, de se concentrer.

Lâcher prise permet de voir tel le spectateur face à un scénario, même s’il est
le comédien, il peut aussi être le témoin. Ce nouveau rôle d’observateur permet
de réaliser que ce n’est qu’une comédie. Mais tout s’est inscrit en lui,
mémorisé dans sa chair comme dans son cerveau l’emmenant dans le délire
souffreteux d’une existence illusoire.

Poser et se poser pour voir sans penser,
permet à tout affect de s’élever, de se montrer sous sa véritable identité.


Par la vision juste, l’affect s’évacue de lui-même


Seule la peur engendre le refoulement. Dans le mot peur se cachent : jugement, émotion,
amour, désir, dualité. Tous ces ressentis sont créés par le mental et l’ego.


Lorsque le mental a pris les reines de notre existence, il fait obstacle à notre avancé en nous tenant par la peur.
Dans son scénario, peur et amour sont liés. Cette manière de penser nous sépare de nous-mêmes, engendre la souffrance dualiste.

La vérité est
en nous, dans le cœur. L’incarnation cache ce cœur, l’Etre, pourtant nous
sommes le tout. Pour atteindre cette totalité, seul le vide peut nous y amener.
Vider ce chemin horizontal de toutes les illusions que l’incarnation a
imprimer. L’amour mental est l‘opposé de l’amour de l’être.


L’amour mental nait du désir, il prend et ne donne que s’il reçoit de l’autre. Il vient de la peur de ne pas être aimé.
Peur occasionné par le manque de confiance en Soi, par la non connaissance de Soi. Peur engendré par l’imagination, par le besoin d’avoir, de posséder, par le besoin de sentir par la chair que l’autre aime, confondant parfois sexualité avec amour. La sexualité est l’acte qui nous rapproche le plus du Un, mais elle reste insatisfaite comme tout désir car elle ne dure qu’un instant dans l’incarnation.

Le désir ne peut trouver de satisfaction, satisfaisant un désir, un autre demande à être assouvit, ainsi, l’être ne peut évoluer tant qu’il reste dans la recherche du désir.
De crainte de ne pouvoir accéder à un désir, il ressent l’angoisse, la peur, cherchant dans des sujets, objets, voyages, livres, études, ce qu’il a en lui, au plus profond de lui.
L’être possède toute la connaissance mais cette connaissance est entachée de tous les affects dressés par le mental.

Le plus grand voyage est sur place, assis sur un coussin, à ne rien faire.


Contempler les nuages du mental qui glissent lentement dans le ciel bleu azur, un merveilleux ciel paisible et lumineux.

L’Etre observe les nuages passer, sans juger, en toute paix, sérénité.


Le mental sait que l’Etre est guérison, amour inconditionnel, amour sans condition, qui n’attend rien, ne veut rien car il Est.

De là où il Est il voit, il Est sentiment et non émotion.

Le mental sait cela mais reprend-il sa place d’outil pour autant ?

Difficilement et que dans de très rare cas.


Seuls quelques êtres savent regarder en face leur souffrance, sans juger. Ils savent être indulgents envers leur incarnation et comprennent que toute leur souffrance ne venait pas d’autrui mais d’eux-mêmes.


Mieux que de comprendre ils le ressentent au plus profond de leurs entrailles, dans toutes leurs cellules.
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zeups djoungné



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MessageSujet: Re: pourquoi l’homme est-il installé sur une croix ?   Mar 30 Juin 2009 - 19:31

Accepter cette vérité est le début du chemin de
non souffrance, la non dualité. Ces Sages, Boddhisattvas, Saints, savent voir
sans penser et ainsi ils sont dans l’éveil
.

« Celui qui connait son esprit est Bouddha
.A quoi bon étudier et réfléchir sur des productions mentales ?Laisse
s’effacer les gribouillages des mots conceptuelsLa vision nue, libérée
d’elle-même est le chemin de l’éveil. »


Katcheu Wangpo


" En transcendant tout point de référence,


L’esprit n’existant pas, sa nature se révèle. »


Lama Guendune Rinpoché





L’attention est le maître d’œuvre de l’évolution humaine. Toute l’attention que nous portons à nos actes et nos pensées, nous permettent de visualiser les effets qu’ils engendrent.


Seule l’attention mène à la vigilance et à la construction de notre état d’âme. Assimiler la loi de cause à effet entraine l’individu à l’attention.

A tout effet est une cause, accéder à cette cause permet de la transmuter en
expérience positive

Est-il possible de parler ainsi à une personne qui s’est fait violer par son père lorsqu’il était enfant ?

Alors que cet acte est inscrit dans son corps, son mental, qu’il génère une souffrance intolérable..
Une telle souffrance qu’il la noie dans l’alcool ou autre addiction.



La haine est compréhensive, tant qu’il ne peut drainer l’horreur de ce vécu, il reste dans le jugement de l’horreur.


Cette calomnie ne peut se transformer par la parole.

Quelque, soit l’outil que cet homme choisit d’utiliser pour guérir les somatisations que
cette expérience de vie a engendré, seul le drainage de ce traumatisme lui permettra de l’ingérer.


Il est primordial de respecter sa croyance, sa philosophie pour le guider sur sa voie à lui, avec ses outils.

Souvent ces personnes ne croient plus en rien. On peut les amener à la rencontre de
leur force intérieure, doucement, avec le cœur.


Ils sont souvent ouverts à ce genre d’explication mais inutile de leur parler de
bouddhéité, de sainteté car dans leur esprit tout est sal, tout est laid, tout est nuisible et ils se nuisent à eux-mêmes.


Dire à cette personne que ce qu’il a vécu est son karma, n’est guère humain.


Tout karma peut se guérir, certains accèdent à l’éveil très vite, d’autres plus
lentement, mais il n’existe pas de temps pour cela, il existe l’éveil, le
déclic, la compréhension, la digestion, l’ouverture de l’âme.



Aucun être n’est supérieur ou inférieur, aucun être souffre plus qu’un autre, tous les êtres peuvent atteindre cette sérénité dans l’ici et maintenant et celui qui guide devient celui qui sera guidé.

Il n’y a pas de loi, pas de temps, pas de définition, pas d’adjectif, pas de réalité, s’ouvrir à celui qui souffre c’est le guider dans sa souffrance, être la canne, l’appui dont il a besoin, mais pas de mots, pas de leçon à cet être qui a souffert ainsi.

Parfois le silence donne plus que des paroles.
Les paroles peuvent être incomprises, mal interprétées, les mots n’ont pas tant de sens que ce qu’on veut leur donner.

Chaque parole est entendue selon le degré d’évolution, d’expérience de la personne.

La visualisation d’un mot est différente pour chacun.

« Tous portent leur croix « ;
en langage familier, c’est porter sa blessure, sa souffrance, sa tristesse.

Ils ne voient pas d’issu, pas d’allégement.

Les aiguiller sur leur qualité, qu’ils ne voient pas non plus, semble être le meilleur outil.

Un regard tendre, un sourire, une main posée sur l’épaule, un mot positif, rien que cela les mène, plus que tout un discours, sur le
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zeups djoungné



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MessageSujet: Re: pourquoi l’homme est-il installé sur une croix ?   Mar 30 Juin 2009 - 19:32

chemin de la guérison. Les aider à se reconnaitre en tant
qu’individu à part entière, individu respectable, ayant droit à l’amour, droit
à la tendresse comme tout ce qui est ici et ailleurs


La plus grande connaissance vient de notre cœur, laisser parler
son cœur et s’ouvrir au Soi pour mieux s’ouvrir aux autres.

C’est ainsi que nous pouvons amener cet homme ou cette femme à une catharsis
libératoire.


S’éveiller à l’autre c’est savoir taire notre esprit. C’est être dans l’amour
véritable comme on souhaiterait soi même avoir été accueilli ou l’être encore
parfois sur ce chemin de souffrance.


L’horizontalité de la croix est aussi l’horizontalité que l’on voit sur un
totem, elle correspond à la terre mère, l’enracinement, l’expérience dans et
par la chair. La verticalité au ciel, au divin, à l’infini, à l’être immortel
qui veille en nous.

Sur cette horizontalité nous vivons les ancres, souffrances
initiatiques qui nous guident sur le chemin de l’âme jusqu’à atteindre notre
être.



Dans cette verticalité où Jésus malgré tout son déchirement,
bénie la terre dans son dernier souffle d’incarnation, se trouve notre Etre,
notre Essence, ce Jésus ou Bouddha incarnés, cette divinité que l’on ne peut
atteindre que par l’expérimentation de l’incarnation.

Chant de Naropa

Le samsara est un organe
sensoriel par lequel l’on perçoit les fautes d’autrui.


C’est un puits de braise
insupportable.


C’est une matrice totalement
obscure,


C’est un profond marécage
empli des trois poisons,


C’est un effrayant ressac
d’êtres damnés


C’est un insecte recouvert
de salive


C’est une créature prise au
piège


C’est être plongé dans une
fosse à purin


C’est un animal à la
poursuite d’un mirage


C’est le filet du karma,

C’est une abeille
prisonnière du miel,


C’est traire en vain la vache
de la vie,


C’est être touché par
l’ombre de la naissance et de la mort,


C’est un animal pris au
filet,


C’est un chasseur dénué
d’amour,


C’est une captivité sans
fin,


C’est un chemin incertain
longeant un précipice,


C’est une vaste prairie de
dualité,


C’est la course de l’étalon
au huit dharmas mondains,


Un tambour perforé par une
lance,


C’est une réjouissance
semblable au fil de l’épée,


C’est un joug de bois mort
gonflé d’eau,


C’est l’insaisissable reflet
de la lune dans l’eau,


C’est une bulle d’air
éphémère,


Une ride sur l’océan, de la
vapeur d’eau,


Un serpent venimeux
victorieux par la fascination qu’il exerce,


C’est le goût du miel sur le
fil du rasoir,


C’est un arbre empoisonné au
riche feuillage,


C’est le lancer d’une flèche
empoisonnée par les émotions perturbatrices,


C’est un lieu plein de
fautes, semblable à la tromperie du poison,


C’est le vent faisant
vaciller la flamme d’une lampe,


C’est l’erreur, le rêve de
grande béatitude,


La cascade du plaisir et de
la mort.


Ce sont les émotions
perturbatrices démoniaques nous guidant trompeusement.



Ayant médité ainsi, comment n’irai-je pas à la recherche du Maître ?
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zeups djoungné



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MessageSujet: Re: pourquoi l’homme est-il installé sur une croix ?   Mar 30 Juin 2009 - 19:33

Ce poème décrit la puissance horrifiante du mental.
Sa capacité destructrice. Son côté diabolique lorsqu’il devient le maître de nos vies. La facilité avec laquelle il explique la souffrance par la réaction de l’autre, La capacité avec
laquelle il vit l’incompréhension de la remise en question.


Etre éveillé durant une incarnation c’est avoir replacé le mental et l’ego à son niveau d’outil


.En tant qu’incarné cet esprit nous est utile, le seul problème c’est que nous lui laissons tenir les commandes en éprouvant le désir.


Le désir a transformé l’homme en pantin, en marionnette. Le désir nous induit en erreur, nous comble de frustration, nous guide sur le vouloir, le pouvoir, l’orgueil, l’insatisfaction oppressante, la colère, l’ennui, la haine, l’acquisition de richesse matérielle (que nous laisserons aussi lors de notre mort), la violence.


Le désir nous entraine dans le chaos des émotions qui elles aussi mourront le jour
de notre désincarnation car l’être est au-dessus du désir, il ne désire rien
car il Est et de ce fait a tout, n’a besoin de rien, il est amour inconditionnel et amour compassion.
Cela peut être acquis ici et maintenant.

Lorsque l’individu commence à ressentir cette évidence, sans pour autant l’expliquer, il aspire à cette richesse intérieure. Tel un pèlerin il suit le chemin de guérison.


La vie se charge de lui alléguer, de lui donner les outils qui vont le guider sur
cette voie de libération de l’âme. Peu importe le temps que cela doit mettre car pour l’Etre le temps n’existe pas.

Emprisonner dans le mental, nous construisons ou enlevons un à un les barreaux qui nous séparent de nous-mêmes.

Acquérir la connaissance c’est nous laisser guider sur le chemin du Soi qui nous mène à l’Etre sur la verticalité de la Croix.



Plus nous avançons sur ce chemin et plus nous recueillons les clés des portes qu’il
nous faut ouvrir pour l’évolution.


Nous vivons toujours des épreuves mais seule la vision juste nous permet de les
accepter pour les transcender. Si nous en avons une vision erronée ou que nous
refusons ces épreuves, nous sommes encore gouvernés par notre mental.



Si nous éprouvons de la souffrance dans l’épreuve c’est que nous sommes dans
l’ego.

Plus nous passons les épreuves dans le lâcher prise, la confiance, plus nous
passons de l’émotion au sentiment.

Le véritable sentiment est la liberté de voir sans émotion, c’est la sérénité, la vision parfaite de ce qui est sans juger, sans besoin de s’en défendre.

Si nous ressentons une émotion face à une critique, c’est que nous portons ce jugement sur nous-mêmes, cette émotion n’a d’utilité que de réaliser que nous n’avons pas réglé un affect et que le temps est arrivé d’avancer dans le présent en visualisant notre passé.

Il n’y a pas de critique mais juste le fait de réaliser, d’être attentif à ces émotions qui nous parlent de ce que nous n’avons pas compris donc pas libérer.


Il n’y a pas de honte à perdre ou à échouer. La honte, la seule qui puisse nous faire honte est d’être inférieure à nous-mêmes.
Alain Ayache



Il nous est très difficile de différencier émotion et sentiment et il est donc
intéressant de s’y attarder un peu.

On pense qu’une vie sans émotion est quelque chose de triste, de vide comme si l’émotion sécurisait la personne.
Ou on pense aussi qu’il ne peut y avoir de sentiment sans émotion.




L’émotion est la création de l’incarnation, c’est un état éphémère qui naît avec notre
naissance biologique et meurt lors de notre départ dans le bardo.



L’émotion est une création mentale, elle n’est ni négative, ni positive, elle permet,
lorsqu’on en prend conscience, de comprendre
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MessageSujet: Re: pourquoi l’homme est-il installé sur une croix ?   Mar 30 Juin 2009 - 19:35

la cause qui l’engendre. Elle est l’outil qui donne lieu à la remise en question.
Malheureusement, nous avons beaucoup de difficulté à analyser chacune d’elles,
nous nous laissons souvent emporter dans la souffrance ou l’extase qu’elle
engendre.

L’amour, le bonheur et la souffrance sont dans l’incarnation fortement liée,
nous pensons que l’amour que nous ressentons ici ne peut vivre sans l’émotion,
ce qui est vrai, dans l’incarnation, seuls de rares personnes peuvent aimer
véritablement.

L’amour que nous ressentons n’est pas l’Amour, c’est un désir emprunt de peur.

Aimons-nous l’autre ou les autres gratuitement ?

Si nous sommes honnête envers nous-mêmes, nous réalisons qu’inconsciemment nous
aimons ceux qui nous aiment (et difficilement ceux que nous considérons comme
des ennemis), nous aimons pour recevoir l’amour de l’autre, nous disons à
l’autre : est-ce-que tu m’aime ? Sa réponse étant en général oui, cela nous
rassure car nous avons beaucoup de mal à nous aimer nous même.

Etre aimé occasionne une émotion de joie, parfois le cœur bat très vite, le
souffle est coupé, nous perdons l’usage des mots, nous nous trouvons piégés
dans l’émotion.

Parfois le fait de ne pas être aimé enclin à la souffrance car nous désirons
être aimé et croire que nous pouvons nous aimer dans le regard de l’autre.

Nous n’avons pas conscience que nous pouvons nous offrir ce regard, nous
pouvons nous apprécier et nous aimer mais cela demande à nous rencontrer, seul
avec nous-mêmes, ce qui est aussi très difficile.

Nous ne supportons pas la solitude car nous ne nous supportons guère et nous
n’avons pas réussi à nous rencontrer.

Pour vivre avec quelqu’un il faudrait déjà que nous ayons appris à vivre seul,
appris à nous connaître, à nous accepter tel que nous sommes pour accepter
l’autre avec ses imperfections. Nous pensons que parce que nous aimons nous
éprouvons un sentiment, tant que ce que nous appelons amour se situe dans la
recherche de l’autre pour soi, nous sommes dans l’émotion et nous nous laissons
entrainer dans ses méandres.

L’émotion n’a d’utilité que sa fonction de remise en question, grâce à elle
nous pouvons comprendre d’où viennent nos peurs, notre manque de confiance, nos
querelles, notre mal être.



S’il y a un amour pur et exempt du mélange de nos autres passions, c’est celui qui est caché au fond de notre cœur, et que nous ignorons nous-mêmes.
La Rochefoucauld


Le sentiment est totalement pur. Il est le don inconditionnel, le sentiment donne sans éprouver le besoin de donner, le besoin est aussi une notion dedésir, le sentiment n’a pas de désir,
il est altruiste, il existe pour tout et tous et au-delà de tout. Il se suffit à lui-même, il voit au-delà de la matérialité, au-delà du corps, il ne connait ni souffrance, ni joie, ni peine, ni tristesse,
il est la compassion.

Un être compassionné aime tout et tout le monde, il n’a pas d’ennemi, pas d’ami, il Est dans le sentiment identique pour chacun. L’être qui a atteins cette capacité d’aimer à atteins la verticalité de la croix.
Il Est totalement ouvert car il n’a plus de peur, plus de désir, il Est dans la sérénité.

Il répond à la souffrance par un sourire d’Amour compassion, le sentiment émane des ondes de guérison, car il émane l’amour vrai, sans entrave.

Un amour libéré des nœuds karmiques. Il sait donner comme il sait recevoir pour ne pas rendre l’autre redevable du don.
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MessageSujet: Re: pourquoi l’homme est-il installé sur une croix ?   Mar 30 Juin 2009 - 19:36

La réalisation c’est quand on ressent
affectivement ce que l’on a compris intellectuellement.



Ressentir affectivement, c’est sentir physiquement car le mental est physique.

"Si ce n’est pas senti, ce n’est pas physique".
S.Prajnanpad


Etre attentif à nos émotions nous autorise à guérirles causes qui les engendre.

Le danger est de laisser notre mental nous entrainer sur le délire verbal ou
physique de l’émotion. Il se manifeste par la peur de perdre quelque chose ou
quelqu’un, car le désir implique la possession d’un être, d’une situation, d’un
objet, de connaissances intellectuelles sans ressentie véritable.


Le mental, l’incarnation nous permet d’expérimenter la douleur, cette initiation
nous mène tôt ou tard, (quoi qu’il n’y a pas de notion de temps) à la libération du désir.


Le non désir nous prépare à la non dualité, à l’Etre.


Pour atteindre cette élévation de l’âme il est nécessaire d’avoir connu le désir, l’émotion et toutes les données erronées du mental.

*Juste prendre conscience de ces données erronées par l’acceptation pour combler
le vide de l’incarnation.


Trente rayons convergent vers le moyeu, mais le vide entre eux fait avancer le char.

D’une motte de glaise on façonne la jarre, mais c’est le vide en elle qui en donne l’usage.
permet d’y habiter.

Voici l’explication :

la matière est utile, l’immatériel donne l’usage véritable.
Lao Tseu.



Le mental, l’incarnation sont les matières utiles et l’Etre donne l’usage véritable, ainsi le mental retrouve sa place d’outil et l’Etre sa place de Maître.


Pourtant rien n’est acquis, à tout moment, l’individu qui a atteint un plan de
conscience élevé peut chuter dans le piège du désir.


La bible elle-même nous relate des extraits d’anges déchus. Seule l’expérience de la
souffrance peut permettre de retrouver le plan de conscience qu’ils ont perdu.
La bible a à mon sens, une explication symbolique, mais je rentrerai ici dans un autre sujet.


Le bonheur va avec le malheur, pourtant ils sont contraire mais font partie intrinsèque de
l’émotion, le sentiment ne connait ni bonheur ni malheur, il est



Amour et compréhension sans jugement.


Ce qui engendre cette notion de bonheur ou de malheur est le jugement.


Atteindre la sérénité c’est voir sans juger, le jugement est une donnée erronée. Une mauvaise vision qui engendre la souffrance, le bonheur et le malheur bien que ressenti de façon différentes par l’individu sont en fait deux mêmes émotions.

Nous nous trouvons dans les extrêmes. Le travail sur l’horizontalité de notre croix doit nous amener au juste milieu, à l’équilibre

Arnaud Desjardins nous apprend à dire OUI, le OUI guérisseur tel qu’il le
nomme, le OUI de l’acceptation qui nous permet de voir au-delà de notre vision
entant qu’incarner. Dire oui à notre souffrance pour la voir, l’accepter et l’aimer,
seule cette condition peut nous libérer.



Dire OUI à nos imperfections, les voir, les accepter telles qu’elles sont. Se voir avec
nos imperfections, les accepter, pour les aimer, c’est être indulgent envers
nous-mêmes.
Cette indulgence ne signifie pas qu’il ne soit pas utile de nous transformer, mais la transformation ne peut se faire que par la prise de conscience de ce que nous sommes dans l’ici et maintenant.

Lorsque S.Prajnanpad nous dit que le seul travail que nous ayons à accomplir est de devenir adulte
c’est cela même, nous voir tel que nous sommes, avecindulgence, respect envers nous-mêmes, sans nous juger mais voir dansl’acceptation de ce que nous sommes dans l’ici et maintenant pour avancer.

L’acceptation du changement nous permet d’atteindre le Soi qui mène à l’être. Il devient inutile de se défendre car même ce qui nous entrave est là pour nous
aider.
La défense vient du refus et le refus nous rend aveugle et nous fait
régresser.
Là encore nous avons à faire le deuil de ce que nous avons été pourEtre.

Pourquoi est ce si difficile de voir nos erreurs, notre vision erroné ?

Seulela peur engendre le refus, peur du jugement, peur de se sentir inférieur aux
autres, là encore nous sommes dans le regard de l’autre et non dans notre propre
regard.
Notre seul issu pour devenir adulte c’est de Voir ce que nous avons été
pour transmuter toutes les fausses données en données positives.

Cela ne s’effectue pas de façon naturelle, des blocages nous condamnent à juger des
caractères, des faits, des pensées dés le premier regard. Négatifs, nous
portons un jugement au lieu de comprendre ce que cette démonstration nous
apporte dans l’évolution.

Refuser de voir nos erreurs c’est refuser d’évoluer,de changer. Accepter nos erreurs peut se faire en toute sérénité mais seulement si nous comprenons qu’elles sont là pour nous transformer.
Nous réalisons qu’il n’y a rien de négatif, rien de positif, que tout cela est une donnée du mental, un jugement qui attire des pensées troubles et confuses.

Peut-on avancer seul sur ce chemin ? Je ne pense pas. Nous avons besoin de
rencontrer, tout au long de notre vie, les personnes qui contribuent à nous
connaitre, à nous accepter, qui nous guide sur la voie de la guérison de notre âme, de notre Soi.
Ceux que nous avons jugés d’ennemis deviennent nos Maîtres dés lors que nous
avons compris quelles projections ces êtres avaient sur nous.


Réaliser, que la peur, le jugement nous a amené à penser en ennemi ou en ami (car il n’ya ni ennemi, ni ami).
Tout est guru, comme l’a expérimenté S.Prajnanpad, de tout et de tous nous pouvons en retirer une vision juste.


Si nous pensons « ennemi » automatiquement nous pensons « ami » et inversement nous sommes encore dans le jugement. Qui des deux nous apprend le plus ?
Autant l’un que l’autre donc chacun de ces êtres devient notre guru.

Il est bon de rencontrer des personnes qui sont sur un plan de conscience plus
élever que le nôtre pour nous aider dans cette démarche de vérité.


Nous évoluons ensemble, car tout est réciprocité, mon guru m’aide à avancer mais de
temps à autre mon comportement lui permet d’avancer par la compréhension
d’expérience non ingérée. Ais je conscience de ce que j’apporte à mon guru ?

Non, pourtant je sais que son regard de surprise indique qu’il vient
d’apprendre quelque chose.

Ais-je besoin de savoir quoi ? Non. Mon ego, lui, aimerai beaucoup savoir. Mais
en fait, l’important est pour celui qui le vit et non pour celui qui a donné
involontairement. L’orgueil a envie de savoir pour se flatter d’avoir été le
déclencheur d’une évolution.

Ce n’est pas Etre mais se gausser d’une nouvelle émotion.
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zeups djoungné



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MessageSujet: Re: pourquoi l’homme est-il installé sur une croix ?   Mar 30 Juin 2009 - 19:38

la cause qui l’engendre.
Elle est l’outil qui donne lieu à la remise en question.

Malheureusement, nous avons beaucoup de difficulté à analyser chacune d’elles,
nous nous laissons souvent emporter dans la souffrance ou l’extase qu’elle
engendre.

L’amour, le bonheur et la souffrance sont dans l’incarnation fortement liée,
nous pensons que l’amour que nous ressentons ici ne peut vivre sans l’émotion,
ce qui est vrai, dans l’incarnation, seuls de rares personnes peuvent aimer
véritablement.

L’amour que nous ressentons n’est pas l’Amour, c’est un désir emprunt de peur.

Aimons-nous l’autre ou les autres gratuitement ?

Si nous sommes honnête envers nous-mêmes, nous réalisons qu’inconsciemment
nous aimons ceux qui nous aiment
(et difficilement ceux que nous considérons comme
des ennemis),
nous aimons pour recevoir l’amour de l’autre,
nous disons à l’autre :

est-ce-que tu m’aime ?

Sa réponse étant en général oui, cela nous
rassure car nous avons beaucoup de mal à nous aimer nous même.

Etre aimer occasionne une émotion de joie, parfois le cœur bat très vite, le
souffle est coupé, nous perdons l’usage des mots, nous nous trouvons piégés
dans l’émotion.

Parfois le fait de ne pas être aimé enclin à la souffrance car nous désirons
être aimé et croire que nous pouvons nous aimer dans le regard de l’autre.

Nous n’avons pas conscience que nous pouvons nous offrir ce regard, nous
pouvons nous apprécier et nous aimer mais cela demande à nous rencontrer, seul
avec nous-mêmes, ce qui est aussi très difficile.

Nous ne supportons pas la solitude car nous ne nous supportons guère et nous
n’avons pas réussi à nous rencontrer.

Pour vivre avec quelqu’un il faudrait déjà que nous ayons appris à vivre seul,
appris à nous connaître, à nous accepter tel que nous sommes pour accepter
l’autre avec ses imperfections. Nous pensons que parce que nous aimons nous
éprouvons un sentiment, tant que ce que nous appelons amour se situe dans la
recherche de l’autre pour soi, nous sommes dans l’émotion et nous nous laissons
entrainer dans ses méandres.

L’émotion n’a d’utilité que sa fonction de remise en question, grâce à elle
nous pouvons comprendre d’où viennent nos peurs, notre manque de confiance, nos
querelles, notre mal être.


"S’il y a un amour pur et exempt du mélange de
nos autres passions, c’est celui qui est caché au fond de notre cœur, et que
nous ignorons nous-mêmes."
La Rochefoucauld





Le sentiment est totalement pur. Il est le don inconditionnel, le sentiment
donne sans éprouver le besoin de donner, le besoin est aussi une notion de
désir, le sentiment n’a pas de désir, il est altruiste, il existe pour tout et
tous et au-delà de tout.
Il se suffit à lui-même, il voit au-delà de la
matérialité, au-delà du corps, il ne connait ni souffrance, ni joie, ni peine,
ni tristesse, il est la compassion.

Un être compassionné aime tout et tout le monde, il n’a pas d’ennemi, pas d’ami, il Est dans le sentiment identique pour chacun. L’être qui a atteint cette capacité d’aimer a atteint la verticalité de la croix.


Il Est totalement ouvert car il n’a plus de peur, plus de désir, ilEst dans la sérénité. Il répond à la souffrance par un sourire d’Amourcompassion,
le sentiment émane des ondes de guérison,
car il émane l’amour vrai, sans entrave.

Un amour libéré des nœuds karmiques.
Il sait donner commeil sait recevoir pour ne pas rendre l’autre redevable du don.
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zeups djoungné



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MessageSujet: Re: pourquoi l’homme est-il installé sur une croix ?   Mar 30 Juin 2009 - 19:40

Les adultes ont peur de libérer certaines forces, certaines énergies dont sont porteurs les petits et qui remettent en question leur autorité, leur acquis, leurs positions sociales.

Ils projettent sur les enfants leurs désirs contrariés et leur mal être et leur imposent leurs
modèles.
Françoise Dolto



Voilà cet enfant a 6 ans, depuis sa conception il a mémorisé une multitude de
comportements erronées et se retrouve lui-même induit dans l’erreur.

Il est vivant, incarné mais il n’Est pas. Il est le reflet du visage de ceux
qui l’ont façonné



On n’est pas ce que l’on est et pourtant tellement certain d’être.
Auteur ?



Nous pouvons rester ainsi, étrangers à nous-mêmes durant toute notre vie.
Si nous ne trouvons jamais sur notre chemin le déclic qui nous fera ressentir que
nous ne savons pas qui nous sommes. Nous pouvons rester de jeunes enfants, de
grands enfants, de vieux enfants mais jamais atteindre l’adulte que nous
devrions .
Etre tel que nous le conseille
S .Prajnanpad.

A la question : qui suis-je ? Nous ne pouvons trouver le Je que lorsque nous
avons réussi à effacer toutes les mémoires extérieures stocker en nous durant
tout notre passé.



3.


de l’âge de 6 ans à 12 ans nous observons,
apprenons, acquérons la moral et non l’étique.

Nous suivons les lois éducatives parentales et sociales sans trop nous poser de
questions.

4.


A l’âge de 12 ans arrive une rébellion, nous cherchons inconsciemment à savoir qui nous
sommes et nous opposons à toute forme d’autorité.


5.

A 18 ans, âge adulte dans notre mode social,
nous pensons être adultes, nous avons le droit de conduire, le droit d’acheter
de l’alcool, du tabac. Nous sommes aux yeux de la loi, responsable de nos faits
et gestes. Qu’en est-il réellement ? Savons-nous en cette période de vie, qui nous
sommes bel et bien.



6.


A 40 ans,
c’est la crise, la remise en question, le déni et la fuite ou la prise de
conscience et l’acceptation de voir derrière nous tout ce qui nous accable.



7.


A 60 ans, c’est un nouveau questionnement, la
retraite, de nouveaux projets à élaborés. Y a-t-il dans ces projets la
recherche du Soi, pas toujours. C’est souvent des recherches d’activités
extérieures pour garder un lien social, une étiquette.

8.


A 70 ans l’enfant intérieur qui n’a pas été entendu jusque là, remonte, étape par étape,
ou étage par étage, pour enfin essayer de se libérer.

L’équilibre mental et physique s’acquièrent grâce au passage des 8 phases de
notre vie assimilées à 8 morts pour 8 naissances, 8 potentialités de grandir en
une incarnation.

Ces huit étapes peuvent être assimilées à la mort. Quitter une phase en
étudiant ces épreuves, les absorber pour les accepter et les transformer. C’est
une constante métamorphose.

Lors de la petite enfance il nous est impossible de les analyser, seuls les
parents, les tuteurs peuvent, si eux-mêmes ont déjà accomplit cette démarche,
aider l’enfant à suivre ce cheminement.



A la naissance, nous sommes aussi fragiles et vulnérables que la chenille qui
doit se camoufler en tige ou feuille des plantes qui l’abrite pour se rendre
invisible.

Pour poursuivre son évolution, elle se transforme en chrysalide et se fixe un
temps, immobile et secrète.

Le papillon brise la chrysalide pour se libérer.

Tous ses efforts signent sa persévérance à devenir adulte.



Ce schéma correspond à notre cycle de vie, notre métamorphose physique,
psychique et spirituelle.



Il est comme la roue de Dharma, un circuit infini, intemporel dont le propos
est de nous acheminer à la bouddhéité.


Nous réalisons que dans l’incarnation nous possédons des outils tels que
l’émotion, l’ego, le mental, et nous possédons les inconscients, profondeurs de
l’être où tous nos actes, pensées, justes ou erronés, sont rangés.

Le préconscient nous protège de la diffusion déferlante de ces mémoires
englouties. Ce déchaînement pourrait nous conduire à la démence. Serait il
possible que la médiumnité ne soit rien de plus qu’une mémoire inconsciente
libérée ? Une connaissance acquise lors d’une vie antérieure ? Une capacité
qu’à notre inconscient de lire dans l’autre inconscient et dans toute structure
invisible à l’œil humain.

Lors de séance de lying, les expériences acquises dans mes vies antérieures
ainsi que celles vécues dans cette incarnation ont fait surfaces. Dois-je dire
que c’est un ange qui m’a ouvert les portes de ces séquences de vies ? Je ne
pense pas. L’intériorisation par la respiration contrôlée a éveillé des
souvenirs engloutis. Ce lâcher prise nous fait voyager dans des passés plus ou
moins lointain, nous révélant ce qu’il nous est nécessaire pour comprendre.
L’inconscient ne donne que ce que notre conscient est capable d’assumer. Durant
ces séances nous pouvons voir des personnes que nous avons côtoyées et que nous
retrouvons dans cette vie. D’où ce que nous appelons le lien, nous ressentons
parfois un lien envers quelqu’un alors que nous venons juste de le rencontrer,
ce lien appartient a une expérience antérieure à cette incarnation présente.

Malgré un corps différent, une origine autre, notre inconscient reconnaît
l’inconscient de celui ou celle que nous croisons.

Sans qu’il nous soit possible de comprendre intellectuellement cette attirance
(ou rejet), nous agissons avec celui ou celle envers qui nous vivons ce
ressenti instinctif, de la même manière qu’avec nos amis (es) de longues dates.


Il devient accessible d’éviter toute pulsion émotionnelle grâce à la
connaissance de cette probabilité et à l’attention que celle ci va concevoir.

Par exemple : le coup de foudre. Cette émotion vécu dans la passion (passion
est synonyme de souffrance) résulte de l’identification inconsciente de
l’individu. Peut être, un amour passé, d’une vie passée. Lorsqu’on connaît
cette faculté spontanée, nous réfléchissons aux effets que l’écoute de cette
émotion pourrait causer dans notre vie présente.

La vigilance accrue par la connaissance va diminuer la puissance de cette
émotion pour la transformer en esprit d’éveil.

Le lying est un outil dangereux, ce voyage dans le passé peut nous y enfermer.
Seule une personne mure et ayant acquis un degré de sagesse élevé possède la
compétence nécessaire à l’utilisation de cet instrument.



Il guide et contrôle la durée de la séance, il rappel à la respiration et ramène son
patient au bout de 30 mn à 1h selon son ressenti. Ce thérapeute a atteint un niveau
de bon sens qui lui
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zeups djoungné



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MessageSujet: Re: pourquoi l’homme est-il installé sur une croix ?   Mar 30 Juin 2009 - 19:42

permet
de deviner par empathie, la limite à ne pas dépasser.



Ce
n’est pas de l’hypnose, nous ne nous trouvons pas non plus dans un état
hypnoïde, c’est un véritable voyage dans un espace qu’une faculté cachée est
capable de nous faire vivre. Il arrive que certains patients ne puissent plus
revenir dans le présent et l’important est d’avancer dans l’ici et maintenant.




Si nous acceptons l’idée que ce qui reste après la mort est notre Etre, nous
comprenons l’importance évidente de le laisser vivre ici aussi. Il est
immortel, intemporel. Nous pouvons en déduire que tous les êtres humains se
sont déjà rencontrés, que tous furent un jour nos ennemis et que notre
évolution a transformé ces ennemis en amis, et que l’évolution futur les
traitera en être aimé avec compassion sans condition.

Cette décision de libération de notre être intérieur nous pousse à l’attention,
à la vigilance.


Plier pour se garder intègre,
Ployer pour se retrouver droit.
S’approfondir pour être rempli,
Se faner pour reverdir,
N’ayant rien, mais malgré tout comblé ;
Etant nanti, mais malgré tout inquiet.

Ainsi œuvre le sage
Qui épouse l’unité
Pour être lumière du monde ;
Qui ne se montre pas et met en évidence,
Qui ne s’affirme pas mais conduit à l’éveil,
Qui ne dit mot de lui mais brille par sa valeur,
Qui ne se loue jamais mais sait perpétuer.
Il ne lutte avec aucun autre
Et aucun autre ne lutte avec lui.

Lao -Tseu






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