NOTRE DAME D'AKITA(JAPON)
1973-1981

Une
statue de bois, représentant la Vierge Marie, a versé 101 fois des
larmes. Soeur Agnès Sasagawa, membre de la Communauté des Servantes de
l'Eucharistie, a eu des visions de son ange gardien et de la Mère de
Dieu. Marie lui confia des messages d'une extrême gravité. A la vue des
hommes qui sont si éloignés de Dieu, notre Mère du Ciel a manifesté sa
tristesse en versant de vraies larmes.
Soeur Agnes

Amsterdam
Nulle intervention de la Vierge Marie, depuis que nous sommes entrés
dans les Derniers Temps – ce qui ne veut point dire la fin du monde –,
ne souleva en l’Église plus d’opposition que n’en firent les messages
de la Dame de tous les Peuples.
La cause de ce trouble – et
pourquoi ne pas dire: cette haine étrange – ne serait-elle point le
fait de la mise en lumière par la «Mère de l’Église» des graves
déviations de la foi dans l’Église de son Fils? Une Église, en tant de
lieux, tout entière penchée sur la terre plutôt que tournée vers le
ciel. Et comme, là, on ne croit plus au ciel qu’en une manière tout
intellectuelle, et bien plus, très souvent, à seule fin de sauvegarder
un reste d’influence auprès d’un peuple en partie déchristianisé, dans
pareil climat les conseils, les tristesses, les supplications de Marie
sont fort mal reçus.
La première fois que vint la Dame de tous
les Peuples, ce fut à Amsterdam, en 1945, au jour de l’Annonciation.
Or, descendue sur la terre aux Pays-Bas, Marie se vit devant Elle
fermer les portes de l’Église.
Certes, les faits d’Amsterdam,
avant que d’être admis, exigeaient qu’une enquête fût menée. Mais il
n’y a pas eu d’enquête. Pis que cela: il y eut un simulacre et une
parodie d’enquête.
Dans un humble couvent, à Akita...
Où
donc pouvait aller Marie, DAME DE TOUS LES PEUPLES, descendue du ciel
pour parler aux hommes, si toutes les portes des églises Lui sont
fermées? Elle choisit le pays de la grande foule, le plus actuel, le
plus moderne, celui qui attire les yeux et l’envie du monde: le Japon.
Or donc, il y avait, dans ce fébrile Japon, un très pauvre couvent où
vivaient, le plus chrétiennement qu’elles pouvaient, cinq religieuses
d’un Institut séculier. Elles disposaient d’une chapelle avec la
présence constante du Très Saint Sacrement. Près du tabernacle, une
statue de bois de gainier, dit communément arbre de Judée, représentant
la Sainte Vierge, debout sur un globe et adossée à la Croix.
Disons tout de suite que c’était la statue de la Dame de tous les
Peuples. Mais je ne sache pas que les Soeurs le savaient. Et que si
elles le savaient, elles ne l’ont pas fait savoir. C’était, et ce fut
pour tout le monde, quand se répandit la nouvelle des prodiges qui
entouraient la statue, c’était la Vierge d’Akita.
Premier message (6 juillet 1973)
L’une des cinq religieuses, Soeur Agnès Sasagawa, était sourde, sourde
de surdité absolue. Or, cette nuit-là, souffrant horriblement, comme si
on lui eût enfoncé un clou, ou qu’un foret tournât dans sa main gauche,
elle ne dormait pas. Cloîtrée dans son mur de silence, soudain elle
entendit:
«La blessure de Marie est beaucoup plus profonde que la tienne. Viens avec moi à la chapelle.»
Agnès vit son ange gardien. Elle le verra souvent par la suite. À tout
le moins le temps que durera la mission que Marie se donna d’accomplir
en ces lieux. Agnès suivit l’ange à la chapelle.
«Ma fille, ma novice, tu as obéi en abandonnant tout pour me suivre.»
La voix venait de la statue de bois.
«La blessure de ta main te fait souffrir... Prie en réparation des
péchés de l’humanité... Prie beaucoup pour le pape, les évêques, les
prêtres. Depuis ton baptême tu as prié fidèlement pour eux. Continue de
beaucoup prier.»
La voyante d’Akita
Soeur Agnès Sasagawa
près de la statue de la
Dame de tous les Peuples.
Que la voix vînt de la statue de la Dame de tous les Peuples, c’était
déjà, et dès ce départ des merveilles d’Akita, vouloir affirmer et
confirmer ce qu’Elle avait dit à Amsterdam:
«La blessure de
Marie est beaucoup plus profonde que la tienne», avait dit l’ange à
Soeur Agnès. Et Soeur Agnès vit la blessure de Marie. Marie avait en la
paume de la main droite la blessure que Soeur Agnès avait en la paume
de la main gauche. Et Marie, maternelle:
«La blessure de ta
main te fait-elle mal? Prie en réparation des péchés de l’humanité.
Toutes les filles qui sont ici, et chacune en particulier, sont pour
moi aussi précieuses que la prunelle de mes yeux. Dis-tu bien la prière
des Servantes de l’Eucharistie? Allons, prions ensemble.»
Alors l’ange se joignant à la prière, ils dirent ensemble:
«Ô Jésus, réellement présent dans l’hostie et offert en sacrifice à
chaque instant sur tous les autels de la terre, unis à votre divin
Coeur pour rendre gloire au Père et implorer LA VENUE DE VOTRE ROYAUME,
nous vous consacrons notre corps et notre âme. Daignez agréer cette
humble offrande et en faire l’usage qui vous plaira pour la gloire de
Dieu et le salut des âmes.»
Et Marie, mais seule cette fois, continua ainsi:
«Seigneur Jésus-Christ, Fils du Père, répandez votre Esprit sur la
Terre et faites habiter l’Esprit Saint dans le coeur de tous les
peuples, afin qu’ils soient délivrés de la corruption, des calamités,
de la guerre.»
Mais Elle n’ajouta pas la suite de la prière,
déjà donnée par Elle à Amsterdam, ce qui eût éveillé l’attention des
ennemis. Elle ne prononça donc pas: «Que la Dame de tous les Peuples,
qui fut un jour Marie, soit notre avocate. Amen.»
Le 27
juillet, Monseigneur Ito, Évêque de Niigata, dont dépend Akita,
constata l’épanchement simultané du sang de la main droite de la statue
et de la main gauche de Soeur Agnès. La plaie de Marie, la plaie de
Soeur Agnès, étaient identiques, l’une et l’autre en forme de croix.
Toute décision, en cette sorte de faits surnaturels, étant réservée à
l’évêque du lieu où ils se produisent, Marie, ici, au Japon et pour la
première fois, Marie fera de l’évêque le témoin constant des merveilles
qui allaient advenir (...).
Deuxième message (3 août 1973)
[Dans la lettre pastorale datée du 22 avril 1984, où Monseigneur Ito
reconnaît formellement l’authenticité des faits, miracles et paroles
dont la statue de la Vierge Marie, à Akita, a été le siège, voici les
faits tels qu’ils sont rapportés et qui se sont produits le 3 août
1973:]
«Le vendredi 3 août, à 15 heures, Soeur Sasagawa se
trouvait dans la chapelle et méditait la Passion du Seigneur. Ce
jour-là, fait exceptionnel, l’ange était là et priait avec elle. À la
fin, il demanda en souriant: “As-tu quelque chose à demander?”
«En effet, la Soeur s’apprêtait à transmettre plusieurs questions de
l’évêque dès que l’occasion de parler à l’ange se présenterait. La voix
mystérieuse, QUI PROVENAIT DE LA STATUE, intervint sans lui en laisser
le temps: “Ma fille, ma novice, aimes-tu le Seigneur? Si tu l’aimes,
écoute ce que j’ai à te dire, car c’est très important. Tu en
informeras ton Supérieur. En ce monde, beaucoup d’hommes affligent le
Seigneur. Je désire des âmes pour le consoler. Pour apaiser le courroux
du Père céleste, j’attends, avec mon Fils, des âmes qui expient par
leurs souffrances et leur esprit de renoncement à la place des pécheurs
et des ingrats. Le Père s’apprête à laisser tomber un châtiment sur
toute l’humanité pour faire connaître sa colère contre ce monde. Avec
mon Fils, je suis intervenue tant de fois pour apaiser le courroux du
Père. J’ai empêché la venue de calamités en lui offrant, avec toutes
les âmes-victimes qui le consolent, les souffrances endurées par le
Fils sur la croix, son Sang et son Âme très aimante. Prière, pénitence,
renoncements et sacrifices courageux peuvent apaiser la colère du Père.
Je le demande aussi à ta Communauté. Qu’elle demeure dans la pauvreté,
qu’elle se sanctifie et prie en réparation des ingratitudes et des
outrages de tant d’hommes.”»
Troisième message (13 octobre 1973)
13 octobre 1917, dernière apparition de Fatima. Alors la foule, une
foule immense, rassemblée dans la Cova da Iria, soudain, frappée
d’épouvante, voit le soleil tomber sur la terre.
Comme les
hommes n’ont pas voulu comprendre, ni surtout entendre l’avertissement
du Ciel en ce jour du commencement du Temps de la Fin, lequel a nom en
l’Écriture «le Jour de Yahvé», voici, ce même 13 octobre, cette fois en
l’année 1973, que le Père, par la bouche d’une sourde de totale surdité
– sourde comme est aujourd’hui le monde, comme est aujourd’hui l’Église
–, que, donc, le Père proclame, par Marie, que vient l’instant des
suprêmes accomplissements:
«Ma chère fille, écoute bien ce que
je vais te dire et informes-en ton Supérieur. Comme je te l’ai déjà
dit, si les hommes ne se repentent et ne s’améliorent pas, le Père
céleste va infliger un châtiment terrible à l’humanité tout entière. Ce
sera un châtiment plus grave que le déluge, tel qu’on n’en a encore
jamais vu. Un feu tombera du ciel et anéantira une grande partie de
l’humanité, n’épargnant ni les prêtres ni les fidèles. Les survivants
se trouveront dans une telle désolation qu’ils envieront les morts. Les
seules armes qui vous resteront alors seront le Rosaire et le Signe que
le Fils a laissé. Priez tous les jours le Rosaire pour le pape, les
évêques et les prêtres. L’action du diable s’infiltrera même dans
l’Église, de sorte qu’on verra des cardinaux s’opposer à des cardinaux
et des évêques se dresser contre d’autres évêques. Les prêtres qui me
vénéreront seront méprisés et combattus par leurs confrères. Les
églises et les autels seront saccagés. L’Église sera pleine de ceux qui
acceptent les compromis. Le démon poussera beaucoup de prêtres et de
consacrés à quitter le service du Seigneur. Il s’acharnera spécialement
contre les âmes consacrées à Dieu. La perspective de la perte de
nombreuses âmes me rend triste. Déjà la coupe déborde; si les péchés
croissent en nombre et en gravité, bientôt il n’y aura plus de pardon
pour ceux-ci...»
* * *
[Du 4 janvier 1975 au 15
septembre 1981, la statue de bois, représentant la Dame de tous les
Peuples, pleura cent une fois. En 1975, par l’intermédiaire de la
presse, de la radio et de la télévision, les cent quinze millions de
Japonais entendirent parler des phénomènes extraordinaires de «la
Vierge d’Akita». Beaucoup les virent même sur le petit écran.]
Les merveilles de toutes sortes, dues à la présence de la statue,
étaient si hautes et si fréquentes qu’il en fallut tenir le catalogue.
Il y eut des conversions. Mais cela se voit peu. Il y eut des
guérisons. La chose est plus patente. Il fallait une guérison
incontestable, celle d’un cas reconnu inguérissable et qui, de
surcroît, entraînât quelque bénéfice immense en faveur de l’Église. La
circonstance se présenta dont le bienfait était destiné par le Ciel à
l’Église de la Corée du Sud; et donc, au terme, pour l’Église
universelle.
La statue de bois de la Vierge d’Akita
La statue de bois de la
Vierge d’Akita au moment
d’une lacrymation.
Une Coréenne, Madame Chun, baptisée depuis peu, hospitalisée pour une
tumeur au cerveau, était dans le coma. Son cas était fort net,
inguérissable, irréversible, ce dont témoignaient les radiographies.
Des pèlerins d’Akita déposèrent au chevet de la mourante une photo de
la Statue. Et guérison il y eut. Trois fois la Vierge d’Akita, et comme
pour l’instruire, vint visiter Madame Chun. Les autorités de l’Église
coréenne reconnurent que l’indéniable miracle était dû à l’intercession
de la Vierge honorée à Akita et elles en transmirent le rapport à Rome.
Il en est donc, ici, de la reconnaissance des faits d’Akita par
l’évêque de Niigata, ce qu’il en fut de l’acceptation des précédentes
apparitions de Marie, fussent Lourdes et Fatima, auxquelles l’évêque du
lieu accorda le sceau de sa plénière autorité, sans qu’ici ou là Rome
ait confirmé par un acte de son pouvoir suprême.
Or, voyez ici
– et sachant désormais Qui est en réalité la Vierge d’Akita – de quelle
prudence dut faire preuve Marie afin de ne pas éveiller l’attention de
ses puissants ennemis. Elle commence, dès le départ de son action, par
faire réciter à Soeur Agnès, son instrument, la prière de la Dame de
tous les Peuples, mais en lui faisant omettre la dernière phrase: «Que
la Dame de tous les Peuples, qui fut un jour Marie, soit notre avocate.
Amen.» Car, bien sûr, l’éveil eut été donné et l’obstruction immédiate.
*
Voilà donc, enfin, tout s’étant déroulé au Japon selon l’ordre
prescrit, et Marie ayant échappé à la surveillance de ses ennemis, que
l’Église enfin, et prochainement peut-être, pourra s’ouvrir à la
vénération et à l’invocation de la Dame de tous les Peuples.
Car la Vierge d’Akita est la Dame de tous les Peuples.
Or, qu’Elle se fût nommée au Japon selon le Nom nouveau qu’Elle
proclama en Hollande, et ses puissants et hauts ennemis, alertés, se
fussent mis une nouvelle fois en travers de sa route.
Mais c’est bien Elle, la Dame (la Femme) de tous les Peuples. Voyez plutôt:
Dressée sur le globe de la terre, debout contre la Croix, les bras
tendus vers les peuples du monde, paumes ouvertes pour le déversement
des grâces.
Rigoureusement identique à Celle, en Hollande, qui
fut chassée de l’Église, Elle ne saurait être confondue ou assimilée à
quelque autre et antérieure manière dont, déjà, la Très-Sainte se
manifesta aux hommes.
Sauf, toutefois, la Vierge de la Médaille Miraculeuse, en la forme dont Elle vint à Paris.
À Paris, Elle est Celle qui fut annoncée dans le premier Livre de l’Écriture.
À Amsterdam, Elle est Celle qui combat dans le dernier Livre de l’Écriture.
Pour en savoir plus: http://www.communaute-dame.qc.ca/dame/DTP_Akita_FR.htm#debut